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Achievement

Dimanche 11 octobre 2009

The work of five years has come to an end tonight. 685 pages, quickly written but in pain. I hope all this will be all right, I hope it will printed, I hope I’ll be a doctor on december the 9th. Theo’s birthday is the date of my “soutenance” and it seems right.

I am afraid of the babyblues now, that my days will feel empty. So I booked a plane to NYC, as a reward, an also to finally start thinking of the “after”.

In the meantime I have not been a monk. I have projects. The do to list comprehends

– writing texts  for some songs.

– meeting a former hidden chil to help him write his biography.

– to keep teaching and maybe to come up with a new idea of a class for next semester.

– trying to finally get my driving licence

– starting to learn Russian

– developing our buisiness with my bros

-checking the postdocs in the U.S. for next year (two good ideas already)

-organizing 6 month in israêl from january to june 2010

-reading and reviewing the complete prosa of Ingeborg Bachman. So exciting!!!

and mostly choosing between a few of these options.

This week had been rich, culturally as you could see on this blog and on laboiteasorties, but also socially.

I spent my nights shifting from an atmospehere to another

-two very different art openings on thursday : one classy in the 8th, one gloomy and undeground in Montmartre

friday, I abruptly moved from a 1990′ party at my best friend from college’s place (on the screen : dirty dancing, on the table : candies from that time, girls showing their bellies as we used to do, or to wish we could do, but I had to leave after dancing the Macarana, I could take ace of base and I am, but this was too much) to a very obscure jazz set played by friends at the sunset.

Saturday, two other extremes, the 40th birthday of a friend of my grandma in the african neighbourhood of the 10th, in a neutral bar, packed, stinking like cheese and sausages (with my grandma) to a very cvilized private party in the 7th.

Tonight was my gay-political night with a dear friend and some of his witty friends at the “Etienne Marcel”.

Last check up on the baby tomorrow morning and then i’ll give birth, helped by my mom, get my course ready and maybe steele a few hours at the gym.

Back in NYC

Mardi 2 juin 2009

Quel bonheur de rentrer chez soi. New-York est chez moi maintenantn à un mois du départ, et après avoir écouté la sono du taxi à fond, j’ai ennfilé mes plus belles ballerines pour faire quelques achats nocturnes (ça va me manquer de pouvoir faire mes course au supermarché à une heure du matin). J’ai failli prendre un verre à l’underground lounge avec un souriant inconnu, puis je me suis dit non, que je devais travailler le lendemain et ai lu Rolling Stone et Time Out jusqu’à 4h du matin, jet lag oblige. Jolie journée de retour même si je suis restée enfermée jusqu’à 17h30 à écrire ma thèse. Gym, régime, lady gaga dans le métro (Nostalgie déjà) retour à la maison en express pour vérifier que je n’avais pas laissé le gaz allumé (hum, est-ce une phobie ashkénaze?). Douche, et puis dans ma robe de danseuse achetée à LA, j’ai réussi à réunir trois amis chers au MOMA pour un film risqué mais intéressant : “L’anniversaire de Layla”, par Rashid Masharaw. Malgré la piètre qualité de l’image et des acteurs (sauf le personnage principal : Mohammed Bakri qui joue un juge devenu taxi pour subvenir aux besoins de son foyer), l’impression d’avoir une tranche de vie non cliché de Ramallah (avec des appartements et non des tentes, un capharnaüm proche du cousin ennemi israélien et les bombes quand même) et la qualité des dialogues donnaient au faux reportage un peps sympathique. Puis verre dans un hôtel branché, un autre dans un vieux bar pourri et steack à la maison cuisiné comme un chef par un ami avec qui nous avons parlé aussi profond qu’en France. Je vais peut-être finir par rester, malgré certains souvenir si douloureux, que le mercure n’en finit pas de me transpercer.

Divinations

Samedi 9 mai 2009

Etrange vendredi, sous un soleil enfin venu sans apporter vraiment la joie. Je suis sortie d’une autre nuit russe -cette fois-ci au Tanjune, dans le Meatpacking et beaucoup de Vodka- avec une jolie gueule de bois, dûment soignée par une journée studieuse mais peu productive auprès de Raul Hilberg auquel on revient toujours. Petite pause Max Jacob efficace quand même … J’ai fait tout ce que j’avais à faire et me retrouve à nouveau seule face à ma thèse ce week-end.

Soirée plus légère en jolie robe dos nu avec le vernissage de Santiago Calatrava à l’Institut Espagnol. Tina, sa femme était resplendissante en petite robe Chanel, et le projet de Santiago pour Ground zero est sublime. Son travail anthropomorphique est toujours aussi lumineux, comme si l’architecture pouvait se faire os, et dents, et qu’il retournait notre intérieur pour nous porter ou nous couvrir. Après cela, j’ai enfin vu “Il divo” de Sorentini, qui ne m’a pas autant enchantée que je l’avais prévu… Le côté clip, fascinant d’abord, m’a un peu angoissée, malgré sa beauté. Une beauté menaçante d’oiseau mort, où les assassinats politiques deviennent des moments de grâce divine, mi-ironique, mi-dramatique. Et peut-être que je n’en connais pas assez sur l’histoire politique italienne des trente dernières années pour ingurgiter les soudaines tétées d’information débitées à toute berzingue par un journaliste ou défilant à plein tube sur l’écran? Je n’ai pas non plus compris l’intérêt du personnage de Fanny Ardant dont le visage vieilli et boursouflé m’a vraiment flippée. Dîner délicieux dans un restaurant italien avec l’insaisissable et génial A. où je suis encore tombée “par hasard” sur mon amie allemande à la porte des toilettes. Je pars à Boston dimanche et j’ai un peu peur. Mais ce n’est plus la même peur paralysante des débuts. Quelque chose meurt lentement, et je ne me débats ni dans un sens, ni dans l’autre. Je suis des instincts qui avortent sans vraiment contrer une fatalité avérée : je sais que je perds mon temps, que je me méprise: de ma passivité et du rôle secondaire et traitre que je joue. Et cependant, quelque chose refuse aussi d’en sortir comme j’ai pu le réaliser hier. Perversité. Le fait est que je frotte un peu de soie, fais la jeunette dans des bars où je me cogne la tête et dors parfois sagement aux côtés de la jeunesse, mais je crois que j’ai peur de ne pas revenir d’un rapport sain avec un corps sain et libre vers le lent érotisme vieillissant qui berce ma vie sans vraiment la combler depuis quelques mois. Peut-être est-ce le film de Frears qui m’a impressionnée au point d’éveiller ce soupçon?

New-York sous la pluie

Jeudi 7 mai 2009

Retour à la vie tranquille de Manhattan après les folies françaises. Energisée par les amis et la famille, ainsi qu’un peu de bronzette sur le balcon du bureau, j’ai repris une vie studieuse mais non dénuée d’éclaircies culturelles. Aznavour sur scène, d’abord, le soir de mon arrivée (après m’être faite faire les ongles, il y a des urgences quand-même). 87 ans, 2h de chant non-stop, quelques pas de danse, et un public qui l’accueille debout avec applaudissements et youyous, le patriarche de la chanson française a encore de l’énergie à revendre. Et un joli brin de voix, malheureusement un peu étouffé par des orchestrations un peu has-been et saturées à la seventies. Bref, émotion. Petite expo au Met dimanche, qui essaie de recenser un nouveau mouvement artistique autour de cindy sherman, richard prince, laurie simmons, barbara kruger, john baldessari et james casebere. Des artistes qui comptent et qui auraient transmué le minimalisme et l’art abstrait d’où ils venaient sous l’influence du pop art pour revenir au cadre au début des années 1970. Puis le dernier jarmusch, qui ne sort pas en France avant décembre prochain, très esthétique, référentiel mais sans queue, ni tête, ni même colonne vertébrale malgré la structure répétitive et travaillée en longueurs. Lever tôt le matin, je noircis des pages et des pages de thèse enfin! et gym ou yoga presque tous les jours. Retour au tango aussi, avec une milonga où j’ai traîné quelques danois hier et mon cours ce soir avant de filer à l’opéra- seule- pour la dernière fois. le met ferme ses portes à la fin de la semaine, et j’ai clos ma série intensive de bel canto par une cenerentola de Rossini de très belle qualité. Pas de voisin sexy, mais une place assise offerte au 6e rang, et la découverte de la voix chaude et suave d’une extraordinaire mezzo lituanienne : eliana garancas. Deuxième visite à l’hôpital aujourd’hui, cette fois-ci pas pour moi, mais pour l’homme que j’ai adopté comme grand-père et qui ne le sais pas. On l’opère demain, anesthésie générale et j’ai mal au ventre d’angoisse. Lui était très en forme, m’a longuement parlé de kandinsky, de manet,et de “la femme du boulanger” et espère rentrer au plus tôt dans ses foyers pour finir son prochain livre. J’en suis à prier, tellement j’ai peur. Surtout que l’hôpital est une maison folle où les médecins se succèdent avec  des informations contradictoires, lui prenant sans cesse sa tension, le clou étant le jeune sous-anesthésiste venu lui poser des questions  dont la réponse figure dans le dossier et lui disant qu’à son âge une anesthésie générale laisse des traces parfois permanentes où les gens ne se reconnaissent plus et pensent plus lentement! Heureusement, à ses côté, il y a l’infirmière qui s’occupe de lui à la maison Ziny, fidèle au poste dès huit heures du matin. Elle l’aime vraiment et ça se voit et je l’admire et lui suis reconnaissante de s’occuper de lui de tout son coeur. Elle nous a laissés tous les deux, et est partie en rigolant serviette hygiénique à la main, nous expliquant qu’elle avait ses règles et qu’elle allait la changer! bedtime et debout 7 heures demain pour continuer cette maudite thèse…