Les baies liées de l’avant
Jeudi 4 février 2010
Les ficelles tressent à l’envers
Une voix salée pour demain.
Les dents brossées de verre
Grincent sur de vieux parchemins.
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La peur est un fruit toujours vert
Qui plante futilement ses pépins
Dans l’écriture qui rouille des sept fers
Vieillie par le sang de l’ange malsain.
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C’est après-guerre que je serre
Le corps ployant la mort du lien
Soulagée, je place dans mes vers
Une tendresse conjuguée aux sucs de la fin.
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Puisqu’il n’y a plus rien à faire
Reste à savourer l’antédiluvien
Et c’est bien après le dessert
Que je serre mes points de cumin.
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Plus d’encre-glace, plus de mystère
Quelques espaces pour passer le chagrin
La déception est le plus haut conifère
Quand on s’est niché au sommet du sapin.
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Le crachoir des rejets est un cancer
Et la solitude, un collier de chien
La guêpe s’affole quand elle s’avant-terre
Son bélier collera toujours aux fours anciens.
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Derrière le rogue d’une agitation de serre
Pousse un coquelicot levantin
Son cœur noir bride tout somnifère
Et c’est rouge qu’il bannit l’en-sain.
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Toi qui peut-être parrain-flaire
La détresse au-delà du venin
Je voudrais te dire mes vrais adultères :
Je crève la nuit de longs jours trop certains.
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Je voudrais mourir, mais la dernière
Après avoir assez tendu la main
Quand je serai sûre que l’enfer
Est l’œil sourd de celui qui étreint.





