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Unpacking my library

Vendredi 9 avril 2010

Me voilà assise au milieu de mon studio- par terre. Une deuxième bibliothèque a remplacé l’ancien canapé blanc et tous mes livres sont sur le sol. Entre rêve et cauchemar dans une vie redevenue très parisienne et qui ne s’arrête pas. Ou alors pour des petits voyages de 30 heures en Normandie passés sous perfusion de bourgogne où je m’échine à griller mon vernis sur le babyfoot de la cathédrale et à vaincre le froid humide qui vous ronge les cuisses. A jouer au tarot et à rire aussi. Une vraie détente, qu’il ne faut pas que je prolonge sous peine de vraiment rompre la tension qui me porte.  Les journées sautillent entre les 3 cours hebdomadaires à préparer, la com’ branchée de l’agence en3mots et la rédac de la boîte à sorties. Hier soir, j’ai ainsi enchaîné un opéra de glass sur kafka, un dîner de copines, un verre dans mon quartier et me suis laissée traîner pour un dernier verre au BC en compagnie d’un vieux beau italien et de son hôtesse de l’air de maîtresse. J’ai fini par rentrer Schubert aux oreilles sur le pont de l’Alma. Paris est tellement beau que cela fait presque mal aux yeux. Avec la fin du froid, et ce début de renaissance dans l’air, je marche. Beaucoup. Ça laisse le temps de réfléchir sur le mal de pieds, et les bienfaits des talons plats. J’ai beau dire que je ne suis pas de la mousse pour le bain, il paraît que j’ai toujours l’air à la fois forte et légère. Ça ne me fait plus rien, j’ai l’habitude, et remercie mon indifférence de me rendre bien moins malheureuse que l’an dernier à la même époque.

Manhattan et puis Paname, de grandes amitiés

Vendredi 26 février 2010

Retour très chaleureux à Manhattan, qui m’a fait du bien. Tellement de bien. Grand soleil sur un New-York pas même enneigé, première station obligée pour me faire faire les ongles en buvant un coca light, très peu du culture, ce qui m’a bien reposée, et j’ai retrouvé l’avatar américain de moi-même en grande forme. Lavage de cerveau à base de gym et sauna avec ma chère A, dîner en trio avec mon guadeloupéen préféré, un superbe anniversaire fêté avec beaucoup de chaleur chez Turks and Frogs (le west-village est mon nouveau quartier d’adoption) : tous les gens que j’aime à NYC étaient là, ils s’étaient libérés pour quelques bon verre de Syrah, un gâteau improvisé, et des discussions profondes de joie. Tout cela parfait par une sortie nocturne à “kiss and fly” où j’ai vraiment failli m’envoler de légèreté quand pour la première fois depuis des mois, un garçon absolument sans intérêt s’est intéressé à moi sans me demander de dérouler en préambule tout mon CV. De grandes marches fatigantes, des amis bien arrivés ou sécurisé, un sentiment de crise dépassée, déjeuner avec l’homme le plus sage de ce grand froid, sandwiches au thon et orange pressée. Pas mal de vodka pour fêter ce surplus d’années et le grand loft de mes rockers et nerds préférés.
Le retour musclé m’a aussi fait du bien, jolie rencontre dans l’avion presque raté et carrément retardé, cours le soir même sans difficulté, Turner et rédac à la fois, recours et superbe fête de parisienne amitié. Mardi, dans un bel atelier, Montreuil en fête et tous ces gens rassemblés. 5 heures du mat’, ça ne pardonne pas, surtout quand ça finit à l’alcool dans un bouge du marais. Mais après, re-cinéma, Matt Damon en faux hors-la-loi, l’Allemagne blafarde et les chaussons rouges de tant d’amour suranné. Munch forcément mais sans les cris, un peu de musique : celle sur laquelle j’écris puis Odessa ce soir au China, interviewée avec grand émoi. Les journées sont longues et me portent dans leurs bras, autant que les taxis et mes pieds si pressés (mais toujours impeccablement noirs de jais)… Allez un dernier dvd, puis dents brossées et les larmes délavées.

Morceau de journal

Mardi 16 février 2010

Plus le temps… entre les trois cours à préparer chaque semaine, les articles des autres à relire, les concours à organiser, mon corps qui fout le camp par manque de sommeil et les amis, je n’écris plus. Ou presque. Pas même la force de mettre en ligne mes articles qui paraissent sur notre tout nouveau tout superbe site de la boite à sorties; et puis en fait dans cette vie de travail, pas grand chose à noter, je deviens un peu dure, les choses et les gens ne m’entament plus. Je me surprends d’indifférence. Parfois je regrette la solitude réflexive de Manhattan où je retourne mercredi pour quelques jours. Excitée sans appréhension et prête à affronter le froid.

Encore un cours à préparer avant demain soir… temps d’aller lire quelques lignes et au lit.

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Découvrez la playlist Février 2010 avec Yeasayer

Routine et chemins de traverse

Lundi 9 novembre 2009

RAS, si ce n’est un grand épuisement. Ce week-end, je me suis délicieusement punie en allant seule affronter physiquement 5 heures de Warlikowski postmoderne sur Oreste dans les toilettes et la Shoah en version polonaise sous-titrée tout de même. Et en me frappant avec le beau roman polonais toujours (en VF cette fois-ci) d’Agata Tuszynska sur la mort de son compagnon d’un cancer du cerveau (les deux critiques sont à venir, laissez moi digérer). Du coup entre deux livres sur les partis politiques, j’ai ressorti l’anthologie de la poésie polonaise par mon cher milosz, afin d’ENFIN lire Tuwim. Bon j’ai quand même fais des choses joyeuses, comme débarquer en jogging (pas le temps de me changer, pas le temps d’aller à la gym non plus) à une réunion de mes anciens camarades d’hypokhâgne (10 ans déjà!) et aider mon frère, ce matin dimanche à partir de 8h30 pour un shooting de bloggeurs dans une boutique American Vintage. Avec livestreaming, choix de vêtements et pour ma part du job, interview des égéries. Et deux dernières plaisirs de la soirée : un superbe bar avec mes parents et mon frère sur les quais (+ Ceps + Chablis), et une longue conversation avec mon cher ami B. via skype (il est au fin fond de la californie et se la joue beau gosse nucléaire près de Big Sur). Tout ceci prend la forme d’une liste lassante, mais je crois que mes questionnements ados sur “Est-ce ainsi que les hommes vivent seraient encore plus pénibles… L’inspiration reviendra, entretemps, place aux articles vantant la formidable vie culturelle parisienne dont j’a été coupée pendant plus d’un an.

ps : pour la vidéo je comprends rien, mais ca me berce, histoire de rester dans mon bain polonais

Un samedi ordinaire

Dimanche 1 novembre 2009

En rentrant ce  matin après 4 heures du Black Calavados, la brume était si épaisse qu’on ne voyait pas le quart de la Tour Eiffel. L’humidité entre jusque dans mon lit et c’était bien la peine de raidir mes cheveux au fer à lisser : ils étaient plus bouclés que jamais 10 min après. Étrange, la conjonction de la bruine et du bruit des corbeaux, m’a rappelé le Winterreise de Schubert et l’odeur des la cour de mon lycée m’est revenue comme un fantôme. Belle journée, gym, déjeuner au fumoir, bref entretien de travail, et un long coup de fil à un ancien enfant caché que j’avais gardé proche de mon cœur mais à qui je n’avais plus parlé depuis nos trois jours de discussion à Vienne. Puis je suis sortie faire un truc fou : acheter des CDs, je sais, plus personne fait ça, surtout pas moi qui en reçoit un paquet à chroniquer, et dans la queue pour payer je me suis dit que j’étais vraiment une poire de ne pas fébrilement acheter sur i-tunes. Mais m’arracher les ongles (qui sont désormais noirs because fashion oblige, rien à voir avec mes deuils et mes illusions perdues) pour ouvrir les objets hors de pris (23 euros pour Lady & Bird, faudrait-il faire une thèse sur l’attitude suicidaire des maisons de disques, à moins que ce soit juste du défaitisme?) est un plaisir enfantin. Et paf, dans la vieille chaîne hi-fi pour m’endormir avec mes nouveaux amis (et Hector, mon ours en peluche dans les bras).

Après, soirée classique de la Yaël, mais haute en couleurs tout de même : verre au Flore où R et moi avons désormais une table “habituelle”, autre verre dans un bar du 11e où un ami mixait : le “Motel” a tout du bar est-berlinois, underground, rock, mais propre!! Le vin blanc était quand même moins bon qu’au Flore, mais quel bonheur de papoter seule avec E. avant qu’il ne commence à passer les disques, et même luxe de danser seule dans le bar au début de son set. Puis retour à St germain des près pour dîner, en terrasse, et manger une glace; eh bien oui faire semblant que c’est l’été remonte le moral. Ensuite soirée mystère, près de la rue Mouffetard, invitée par un ami universitaire italien, rencontré dans une soirée féérique dans le marche, et qui enseigne désormais à Brest. A même la rue, appart bohême, et tout le monde parlait russe. Andrei, notre hôte est philosophe des mathématiques (à moins que ce soit mathématicien de la philosophie?) et vit comme un éternel étudiant d’Ulm. Sauf qu’il a une fille qui paraît mon âge. Je veux vraiment apprendre le Russe. Discussion endiablée de cinéphiles, et mon ami italien doit me faire découvrir un réalisateur russe. Puis j’ai sauté dans un métro pour rejoindre mes amis noctambules au Ritz, trop tard, direction un nouveau bar de la rue de l’arc de triomphe (je ne savais même pas qu’une rue portait ce nom à Paris) – évidemment un ancien bar à hôtesses : le Roxane. J’ai retrouvé tout le monde pas mal éméché, et en fait je n’aime pas ce caractère autodestructeur des oiseaux de nuit, quand c’est pas la coke, c’est l’alcool en quantités ridicules; du coup fausses jalousies, fausses bagarres, et prises de tête. Ce m’énerve… Heureusement une amie était là heureuse nouvelle célibataire, avec envie de “racoler”, comme elle dit (ça sonne trop bien dans sa bouche parce que pour tout le reste, elle est d’une élégance qui frise le snobisme et que j’apprécie comme un bijou précieux). Nous avons donc racolé des jeunes de 19 ans, pas e état de nous raconter leur vie, mais assez gentlemen pour nous offrir un verre. Puis avons fait la fermeture du bar dont le propriétaire est un ami du groupe. Fermeture plutôt joyeuse et moins glauque que le reste de la soirée, qui a donc fini au BC au milieu de joyeux déguisés pour Halloween; un de nos amis était si ivre qu’il a brisé le nouveau magnum de vodka qui venait d’arriver à la table. Voir ces jeunes gens beaux et chouettes dans un tel état m’a un peu écœurée et je me suis esquivée.

Programme de demain, gym, expo, et tentative de cuisiner un pot-au-feu pour mes amis (acheté tous les ingrédients) = journée de retraitée, he oui je m’ennuie à mourir depuis que j’ai fini ma thèse.

Achievement

Dimanche 11 octobre 2009

The work of five years has come to an end tonight. 685 pages, quickly written but in pain. I hope all this will be all right, I hope it will printed, I hope I’ll be a doctor on december the 9th. Theo’s birthday is the date of my “soutenance” and it seems right.

I am afraid of the babyblues now, that my days will feel empty. So I booked a plane to NYC, as a reward, an also to finally start thinking of the “after”.

In the meantime I have not been a monk. I have projects. The do to list comprehends

– writing texts  for some songs.

– meeting a former hidden chil to help him write his biography.

– to keep teaching and maybe to come up with a new idea of a class for next semester.

– trying to finally get my driving licence

– starting to learn Russian

– developing our buisiness with my bros

-checking the postdocs in the U.S. for next year (two good ideas already)

-organizing 6 month in israêl from january to june 2010

-reading and reviewing the complete prosa of Ingeborg Bachman. So exciting!!!

and mostly choosing between a few of these options.

This week had been rich, culturally as you could see on this blog and on laboiteasorties, but also socially.

I spent my nights shifting from an atmospehere to another

-two very different art openings on thursday : one classy in the 8th, one gloomy and undeground in Montmartre

friday, I abruptly moved from a 1990′ party at my best friend from college’s place (on the screen : dirty dancing, on the table : candies from that time, girls showing their bellies as we used to do, or to wish we could do, but I had to leave after dancing the Macarana, I could take ace of base and I am, but this was too much) to a very obscure jazz set played by friends at the sunset.

Saturday, two other extremes, the 40th birthday of a friend of my grandma in the african neighbourhood of the 10th, in a neutral bar, packed, stinking like cheese and sausages (with my grandma) to a very cvilized private party in the 7th.

Tonight was my gay-political night with a dear friend and some of his witty friends at the “Etienne Marcel”.

Last check up on the baby tomorrow morning and then i’ll give birth, helped by my mom, get my course ready and maybe steele a few hours at the gym.

The day I almost found a job and a bf…

Jeudi 20 août 2009

Heavy sunny day in Paris, even hotter than in St-Tropez, where I spent a long week-end. That kind of day when I feel I am only water, relieved both from my body and my brain. From St Tropez, there is nothing to write home about, maybe because home was there near the swimming pool with my family, and when I felt harassed by social events  and thought I would  soon get back to my real life, I still did not really know if my real life was in Paris… The good thing is that I got so tanned, that I look dirty. But no sociological report this year 1) because everyone (outside of my warm family and my brother’s friends) acted the way they were expected to, and I coped gracefully (or tried to) with evelasting empty conversation about quantity 2) because I did nor reached the local laboratories, meaning the clubs. I fell from my high heels on the floor along the harbor a busy 15th of august night ; the sight of the overdressed vulgar crowd provoked the strongest panic attac and my brother was kind enough to drive me home, where I stayed alone. The good news is that swimming naked under the stars at midnight with loud Bach for half an hour is way more efficient than any pill. And really mystical. Finally, I am a woman of modest taste…

Back to Paris and to work I had quite a busy day today, with an interview for a real and interesting job this morning and a old fashionned date tonight. A perfect day to settle, isn’t it? Well in both cases I played it low key…The interview was very interesting and I would really be good at the job, so we’ll se… And because I am not a woman without contradictions, I really enjoyed the anglo-saxon date, maybe because the joys of following rules are not without charms (I prooved exactly the contrary while I was in New York, see the post here)?  Maybe because I met someone real?  Who knows? In any case, I liked being taken seriously even if it means both risking not seing the interesting guy again and too much reflexion for good sex. And there is something so innocent in talking about yours aspirations, asking about the other’s expectations, and holding hands, and saying goodbye we’ll think of date 2… and that’s it. Or maybe I am too cool for school, or too hurt for dirt. Anyways, before really getting serious about any kind of future I have to finish giving birth . I’ll start writing part III tomorrow. In the meantime, both “lite” and heavy choices feel like poisonned figs.


The Dresden Dolls – Coin Operated Boy
par Michel_Pougnou

Manent

Mardi 3 février 2009

En ce moment je reçois des lettres bizarres où l’on rêve de moi. Moi-même, j’envoie des cartes culottées où j’invite un homme à coucher avec moi. Mais il y a une seule missive qui ne se lira pas : elle risquerait de découdre le fil barbelé sur lequel repose bien droite, l’amitié.

Cher Fred,
Je me suis bien comportée lors de ce déjeuner d’adultes où la gravité l’emportait sur l’émoi. Avant tout, dans la porte d’entrée, j’ai posé deux gros baisers sur tes joues pour sceller notre amitié. Puis, bien attablée, je t’ai écouté, et je me suis retenue de crier. Pendant que tu parlais, que tu disais que tu ne pouvais pas, pour t’encourager à nous condamner au raisonnable, et à éclater la possibilité d’un nous, j’ai entrelacé nos doigts avec fermeté. Puis te relayant très vite au créneau des banalités qu’on dit et que l’on croit, je t’ai confié que cette liaison n’était pas digne de nous, et qu’elle ne nous satisferait pas.

J’ai fait la femme raisonnable, éthique, appliquée et suffisamment éloignée pour que tu me croies un peu juge de nos comportements sans éclat. J’ai même été dure même avec toi, en déclarant que quand tu étais quasi-nu à mon côté j’avais peur que tu meures, et que je m’étais sentie vide et sale quand tu étais parti, ce jour là. Je t’ai aussi rassuré : je n’étais pas fâchée, juste un peu déçue par un comportement humain, trop humain, de la part d’un homme que j’admirais. Mais il y avait quelque chose à sauver : nos chastes repas d’autrefois, quand le pas n’avait pas été passé. Je t’ai laissé encore un peu t’exprimer, avec tous ces fantômes lourds dans ta voix, puis j’ai fait pour nous libérer un joli speech sur Maurice Sachs.

Mais en vérité, j’étais, comme la dernière fois, paralysée : engoncée dans une morale de bois, à nouveau incapable de manger quoi que ce soit, ayant vomi toute la nuit sur ce qui devait se passer, j’avais assez d’énergie pour faire semblant, paraître raisonner. Mais au fond, j’étais malade comme un chat dans la discrète solitude de ce combat. Nous avons marché, mentionné comme si de rien n’était poètes et hommes d’état. Je t’ai laissé filer sur une promesse de cinéma et la certitude fragile que rien n’était brisé, que nous revenions en arrière comme des magiciens béninois. J’ai encore fait quelques pas, et puis me suis écroulée sur le quai de métro, lâchant des ficelles d’eau salée sous mes yeux gondolés, sans craindre que l’on se moque de moi. Je n’avais pas eu de larmes depuis plus de six mois. Les dernières, c’est mon père qui a su les arracher.

Cela fait trois heures que je pleure sans discontinuer, assise sur un sol qui semble se dérober, sans plus aucun désir devant moi. Étranglée de peur et malade d’obscurité, je refuse en vain cet avenir de solitude qui se dégage bien droit. Petite fille au cœur brisé, je vois l’espérance s’envoler avec la foi. L’injustice me fait plier : je voudrais tellement que quelqu’un enfin s’occupe de moi. Mais muse sur l’étagère et infirmière en bas, je dois toujours être forte pour deux, voire pour trois.

Amitiés, donc,

Yaël

Il suffirait de presque rien ...

Les solitudes juxtaposées

Lundi 1 décembre 2008

Tout nouveau, tout beau. Voici mon 3 e blog. Enfin un vrai support après plus de deux ans sur myspace après un vague passage sur Friendset. Si la femme de cendres à son URL, c’est à son frère qu’elle le doit. Merci infiniment.

C’est donc de New-York -où je suis pour un an- que j’entame cette impressionnante page blanche. D’autant plus vertigineuse qu’ici je n’ai pas vraiment l’excuse de mes articles cultures postés sur www.en3mots.com pour remplir les gris. Lire le reste de cet article »