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Au demeurant

Jeudi 9 avril 2009

Premier Seder de Pessah à New-York ce soir chez mes parents adoptifs.

Grande nostalgie d’un certain dîner de Pâques, il y a sept ans où j’entrais vraiment dans le printemps de ma vie, après une adolescence au visage gris, lors d’une longue marche d’une nuit le long du lac de Chicago. Damn it! Si la seule fête juive pas déprimante me donne désormais le cafard, je suis vraiment mal partie.

Mais après deux, trois verre de vin, et dans ma robe rouge vif, je me suis presque sentie à la maison ce soir. D’abord, la longueur et la chaleur des prières sous la houlette impérieuse de Larry m’ont rappelé mon père. Ensuite, je me suis trouvée utile puisque J’ai été invitée 3 heures avant à aider à couper les oeufs et le persil, ce qui me flatte, étant donné que ce n’est pas un domaine où j’excelle publiquement (j’ai pour habitude de cacher que je sais cuisiner, c’est plus sûr).

Jolie tablée où j’ai retrouvé une lady américaine vivant à Rome pour voisine (10/10 question élégance), les cousins de Larry et Beth, un adolescent de 13 ans qui a traversé l’enfer et m’a vraiment beaucoup émue,  et surtout j’ai rencontré une américano-ukrainienne de Denver pleine de vie : Anna.

Nous avons fini en filles complices à l’excellent bar à cigares “Bar and Books” (Lex & 73rd) à fumer des barreaux de chaise et boire du coca light. Notre voisin était un charmant colonel néerlandais, mercenaire au service de la paix à l’ONU (oui je sais, je suis maudite, abonnée aux hollandais, des bords du lac Michigan aux Saunas de St Moritz, en passant par les bars de New-York, je  vais bien finir par l’apprendre cette langue chuintante, ne serait-ce que pour lire les textes d’arnon, qui m’a envoyé ses articles sur l’irak à déchiffrer, tâche impossible). Jolie conversation de trois égarés dans un bar chic à la foule bigarrée et assez âgée, où chacun disait adorer sa vie et new-york et le luxe. Nous sommes censées traîner le pauvre colonel à la synagogue BJ (celle où le service est baigné d’un esprit libre et d’une musique à la Simon & Garfunkel) dans dix  jours. Il en a vu d’autres ayant couvert notamment la guerre en Yougoslavie…