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Wo sind die Tränen ?

Jeudi 4 décembre 2008

Enfin une journée normale sous un soleil timide et couche-tôt mais bien présent.

Réveil en fanfare à 7 heures, petite collation de travail, passage en bibliothèque n°1 pour impressions, coup de barre et sieste en cours, récupération de copies sur le féminisme (avec en chemin conversation à mourir de rire sur Beauvoir « chez qui on sent bien qu’elle fait partie du courant existentialiste » – ils sont pleins de bonnes volonté nos étudiants), retour à la bibliothèque pour approfondir mon travail sur la conversion d’Alfred Döblin qui écrit des pages superbes sur les crucifix, déjeuner en grande pompe avec vin et un ami en ville, luxe de prendre un taxi pour arriver à l’heure au yoga (la flemme ou la classe ?), pas le temps de prendre un sauna, traversée de Chinatown pour arriver à la fête de la sortie du guide NFT (New York not for Tourists 2009), vodka, acquisition dudit guide, rencontre d’expats très sympas, engueulade convenue sur Said, re-métro pour un énorme steack + cheesecake dans un restaurant du east-side, et en cerise sur le gâteau visite du sapin de Noël et des vitrines cucul la praline de Saks (J’avais des photos mais elles ne passent pas, argh femme de cendres devrait être plus douée de ses mains).  Savoir si je peux enfin avoir un sapin, pauvre juive qui avait heureusement une nounou protestante est une vraie question. J’imagine ce petit arbre vert chez moi, avec de jolies décorations. Mais comme me l’a fait remarquer un ami ce soir, pour 6 jours, c’est un peu inutile. Sur ses conseils j’attendrais donc les discounts de janvier. Retour nocturne en taxi, of course. J’avais oublié comme c’est bon de souffrir sur ses talons, de se faire arrêter tous les trois mètres par des hommes dans la rue, d’attirer des regards bizarres quand on lit debout près d’un bar, et de porter mille kilos sur soi, comme si l’on n’allait ne jamais revenir. Et finalement, plaisir de travailler encore un peu devant son ordinateur avec un bon coca light. Final à 3 heures du matin : réservation –lente très lente- de ma place d’avion pour demain. Miami ! Jamais je n’aurais cru me réjouir d’aller vers cette ville de faux-semblants et de faux seins. Mais, pour raisons familiales, je ne peux plus me moquer des faux seins, et questions faux-semblants, il y fait vraiment 22 degrés. Et puis, il y a la bonne excuse des galeries et un hôtel de luxe où cocooner. Avant de travailler le bronzage demain, interview d’une enfant cachée et probablement re-passage en bibli. Je n’arrive jamais à dormir les veilles de départ, comme si le temps était aspiré dans une énergie vive d’angoisse.