Articles taggés avec ‘Concert’

Paloma Faith live au Nouveau Casino

Jeudi 3 décembre 2009

Comme annoncé sur le site de la boîte à sorties, Paloma Faith était mercredi 2 décembre sur la scène du nouveau casino. Chronique d’un show à la fois frais et suave.

Après une première partie assurée par la voix cristalline de Josh Weller, Paloma Faith a fait son entrée fracassante sur la scène d’un Nouveau Casino principalement rempli de spectateur anglais et allemands. Toute de blanc vêtue, en Colombine avec de grands éventails pour ailes, la rousse souriante a débuté avec le titre éponyme de son album : “Do you want the truth or something beautiful?”.

faith-live1

A l’image du contraste entre cette entrée dramatique et le sourire frais et irrésistible de la Faith, le concert a oscillé entre des moments d’intensité dramatique très forte quand la chanteuse revivait ses titres et de commentaires très “girl next door” improvisés en Français et en très bonne humeur par Paloma Faith. Alors que ses musiciens étaient habillés en garçons de cafés, comme pour servir la diva, celle-ci a dans ses transitions des attitudes très fraîches d’anti-star. Éclaboussant joyeusement sa jolie robe blanche de poupée de poudres multicolores qui s’échappaient en vapes, Paloma Faith n’a cessé de mettre son groupe (et son public qu’elle a filmé) sous les feu de la rampe. Dans les chanson, la gestuelle hésite un peu entre des mimiques de chanteuse réaliste des années 1950 et des mouvement burlesques de poupée fragile, que la choriste reprend avec un grand talent.

faith-live-3

Bref, sur scène, Paloma Faith se cherche encore, mais elle y met un tel enthousiasme et sa voix live es tellement touchante qu’on lui pardonne tout. Et le public a repris en choeurs les tubes “Cold stone sober” et “New-York”, envoyé sans transition après un début de reprise DU “New-York” de Sinatra.

faith-live-2

Avec beaucoup d’à-propos Paloma Faith a fait le choix de ne pas débiter tous les tubes de son album, mais de les choisir, pour insérer dans le show une reprise blues très réussie de “Sexy Bitch” de David Guetta. En bis elle s’est lancé dans un duo très cabaret et un peu coquin avec sa première partie, Josh Weller. Derrière ses airs apprêtés, Paloma Faith est une enfant mutine et généreuse que son public est très curieux de voir grandir… Pourvu qu’elle devienne vieille sans être adulte, comme le disait si justement Jacques Brel.

faith-live-4

Paloma Faith, la colombe pop à la vaix rauque au Nouveau Casino ce soir

Mercredi 2 décembre 2009

Un prénom hidalgo, une extravagance vestimentaire toute british et une voix rauque et profonde à la Amy Winehouse : Paloma Faith a tous les atouts de l’icône pop. Son titre “New-York” est déjà un tube et son premier album “Do you want the truth or something beautiful?” (Epic records) s’écoute d’une traite et en boucle. Bref, vous n’avez aucune excuse pour manquer le concert de Paloma Faith ce soir au Nouveau Casino.

De son passé d’assistante magicienne et de danseuse burlesque et cabaret, Paloma Faith a gardé un chic excentrique et sexy. et des tenues absolument incroyables Dans son premier album, “Do you want something beautiful?” ,elle prend à rebours et avec humour les rapports de forces d’une relation sentimentale compliquée. Et se moque même de la nostalgie qui s’ensuit. Elle évoque d’une voix rauque et profonde la fierté, la douleur mais aussi la force d’une femme moderne amoureuse et malheureuse.

Si elle commence par narguer son ancienne flamme dans son premier single british “Stone Cold sober” (sobre et froide comme la pierre), et si c’est sur des accords très pop rétro que la chanteuse se dit toute retournée (Upside Down), elle avoue peu à peu qu’elle se sent comme une poupée manipulée et brisée (“Broken Doll”). La mélodie se fait même lancinante quand, évoquant le départ de l’aimé, (“Stargazer”,) elle qu’elle dit avoir du mal à tenir debout dans “My legs are weak”. Finalement comme nous tous, elle voudrait, en écho à sa chanson avoir la certitude que la romance n’est pas morte à jamais (“Romance is dead”). Son deuxième single et  titre le plus diffusé en France, “New-York”, commence sur des notes R’n’B et prend peu à peu une couleur proche du disco années 1970.

Si la vérité n’es pas belle, mieux vaux la travestir avec une extravagance douce amère et de la très bonne pop à découvrir ce soir au Nouveau Casino.

Paloma Faith, “Do you want the truth or something beautiful?” (Epic records, 11 euros.

19h30, Nouveau Casino, 109, Rue Oberkampf, Paris 11e, m° Ménilmontant, Parmentier ou St Maur, 20 euros.

Gossip au Bataclan : l’énergie rouge feu de Beth Ditto

Dimanche 15 novembre 2009

Hier soir avait lieu le premier des trois concerts de Gossip au Bataclan. Le groupe a donné du show et du son et fait dansé une salle bondée et extrêmement réceptive.  Il faut vraiment entendre live la voix de Beth Ditto, phénomène de la nature qui danse, crache, parle en Français à son public et se déshabille volontiers…

Devant le raz-de marée des réservation, une troisième date  au Bataclan a du être rajoutée à la tournée du groupe Gossip, qui joue à guichet fermés 15, 16 et 17 novembre, pour un public qui connaît par cœur le tous les hits de l’album “Music for men” (Colombia), sorti au printemps dernier.

public-gossip-bataclan

La première partie était tenue par un groupe très rock et sympathique qui a chauffé une foule toute prête à danser. Pendant les vingt minutes d’attente entre cette première partie et le show de Gossip, le public a hurlé, tonné, réclamé et applaudi le groupe de Portland, espérant le faire jouer plus vite. Après quelques notes de guitare de Brace Paine et quelques battements de Hannah Billie, ELLE est arrivée :  tunique noire ample et courte sur bas résilles, bob rouge court sur lequel trônait un petit bibi noir, Beth Ditto a comme prévu fait sensation.

gossip-bataclan-photo-exclusive-1

Saluant  le public montrant ses connaissances de français, dans jamais s’arrêter ni de danser, ni de faire tonner son imposante voix, la chanteuse s’est petit à petit déshabillée : le bibi a valsé, les chaussures ont disparu et il faisait tellement chaud au Bataclan, que Beth Ditto a fini par enlever la tunique, finissant le concert en body noir laissant voir sa généreuse poitrine. Sa voix est absolument bouleversante, et entendre sa puissance brute et blues en live est une expérience vraiment différente de l’écoute du CD.

gossip-bataclan-photo-exclusive-2

Contingences maternelles

Vendredi 16 janvier 2009

Home sweet home, me voici de retour à New-York qui ressemble au Tibettepisch de Else lasker-Schüler, baroquement grisonnant de neige moelleuse. C’est étrange de monter et descendre Broadway, de dîner en habituée chez Toast, et de retrouver mes petites habitudes de vieille fille. J’ai l’impression de pourvoir enfin me poser, même si ce n’est que pour trois semaines. Dame de pique appliquée, j’ai tenté de résoudre toutes les contingences maternelles ce matin, après une nuit de long sommeil à peine dérangée par un chaud bienvenue et un bouquet de fleur. Ma valise déjà défaite est dans le placard qui se remplit peu à peu de mes vêtements de coquette, les livres sont harmonieusement jonchés sur le sol, et les frigo est plein (pastrami, salade, frozen yogurt, coca lights et d’affreux bonbons sans sucre). Mais ma plus grande fierté est l’acquisition d’une grande couette blanche (qui se dit efficacement “comforter”) que j’ai mis vint bonnes minutes à faire entrer dans sa housse crème (ici on dit “off white”). Cet achat fait partie d’un très sérieux plan anti-froid initié dès mon arrivée à Paris. Il va de paire avec des collants woolford en cachemire, deux puls doubles de cette matière magique, la décision de plonger dans un bain brûlany au moindre frisson, et d’ingurgiter des litres de jus de fruits bourrés de vitamine C (en France on se contente d’orange, mais ici le must c’est l’acérola).

Du coup, boostée par cette nouvelle chaleur et un après-midi d’hibernation sous ladite couette à re-lire encore et encore Max Jacob, j’ai répondu oui avec enthousiasme pour dîner avec mon ami james et courir dans le lower east side assister au lancement du CD des asa ransom. Même si la découverte des coulisses de groupe (herbe, alcool, et encéphalogramme plat) avait un peu calmé mon enthousiasme originel, je dois dire que leur concert dans un lieu bien plus chic que prévu m’a encore bien fait danser. Article donc sur ces jeunes talentueux à venir pour en3mots. Vers la fin, il était six heures du matin et je me suis adonnée à mon vice préféré : lire en boîte. Et, comme une grande fille, je suis rentrée en métro, arrivant l’un dans l’autre à la page 108 de mon Makine et sans texto rassurant du genre “je suis saine et sauve à la maison” à envoyer. En amérique, on ne fait pas ces choses là. Bref, la liberté, si je ne m’étais pas faite chopper bêtement en écrivant ce texte qui a aussi ouvert mon msn et donc prévenu la moitié de Paris et un peu le campus de columbia que j’étais à la maison.

Demain sera studieux disons jusqu’à 20h : études, gym & Met (enfin on verra) puis après…