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Le dirigeable volé à Mains d’Oeuvres, chronique d’un festival coloré

Samedi 13 mars 2010

Alors que le festival “Du son dans les feuilles” a été annulé cette  année, une partie de la programmation s’est trouvée concentrée en une soirée magique à Mains d’oeuvres vendredi 12 mars. Une soirée généreuse et colorée, où 4 groupes et 3 performances nous ont emmené très haut dans le ciel, dans ce joli “Dirigeable volé”.

Afin de concentrer les 7 groupes d’artistes réunis sans avoir à se soucier du temps de changement de plateau, deux scènes accueillaient le public : l’une plongée dans l’obscurité intime qui est familière aux afficionados de concerts et l’autre, en pleine lumière dans la salle conviviale aux fauteuils défoncés et tables de cantine. Avant de passer de l’une à l’autre, le public pouvait faire un petit détour dans les “coulisses”, qui sont aussi un fumoir des plus sympathiques.

C’est le parisien Jason Edwards qui ouvrait le bal, côté ombre. Le groupe folk, aux trompettiste, clarinettiste et batteur en costumes très années 1930 a commencé tout en douceur, avec les voix intimistes et légèrement éraillées de Jason Edwards et d’Emmanuelle Kistner. Ambiance seventies, à la Bob Dylan ou Leonard Cohen parfaitement  maîtrisée, avec un soupçon d’instrumentalisation orientale qui donnait un côté “biblique” au concert.

Vous pouvez retrouver Jason Edwards le 15 mars sur la scène du réservoir.

Blonde colère sous les spotlights, et très inspirée par le slam, La Fonta s’est accrochée envers et contre tous les hics techniques à ses mots. Une violence en talons hauts, mini-short rouge qui écrit dit-elle des “chansons d’amour” et des “chansons connes”, ces dernières étant surtout le descriptifs d’une génération suicidaire et perdue. Mais la violence se calme quand La Fonta tombe amoureuse de son homme la portant comme un solide “arbre”. Elle glisse alors dans le souvenirs de “La douceur de nos nuits”.

Après un petit intermède divinement grotesque d’une jolie japonaise déchirant ses vêtements d’une blancheur immaculée et sortant de scène enfermée dans une valise, Declan de Barra a fait retentir son chant déchirant de marin irlandais. Sa voix haute à la Antony and the Johnson, accompagnée par sa guitare râpeuse et le violoncelle de son comparse néerlandais a été la véritable révélation du dirigeable volé. Declan de Barra  plonge dans le folklore irlandais avec toute son âme, parfois même juste a cappella, pour être plus à fleur de peau.Un grand voyage dans les flots déchaînés qui portent les âmes errantes.

Alors que le violoncelle d’Automne Lajeat semblait faire écho depuis l’autre salle avec celui qui accompagnait Declan de Barra, le passage sans transition d’une salle à l’autre a été aussi brutal que joyeux. Sur un rythme  de cabaret endiablé, avec petits bibis et talons rouges, le quatuor de Little Ballroom a emporté l’assemblée dans un bal un peu sorcier aux textes aussi magiques que noirs. Et l’ambiance fête foraine a atteint son comble quand le gracieux maître manieur de yoyos, Yukki Yoyo s’est lancé dans une danse “expressionnante” pendant que Little Ballroom variait entre messe, enfance mal élevée et cercueil clouté sur le thème de la mort.

Le Cd de Little Ballroom “Cravale” sort le 25 mars, et le groupe fête cet évènement le 2 avril à la maroquinerie.

Très attendu, JP Nataf n’a pas déçu son public et a fini la soirée en toute beauté. Lunettes assorties à sa guitare rouge, l’ancien innocent maîtrisait un son parfait, malgré les “avanies” de la semaine. Accompagné d’une violoniste talentueuse, le groupe de JP Nataf a repris les chansons de son dernier album, “Clair”. Et l’émotion a atteint son comble quand deux chanteurs guests sont montés sur scène pour aider “Jipé” dans sa course contre la montre et le dernier métro.

JP Nataf est actuellement en tournée dans toute la France. Il sera sur la scène de la Cigale le 15 mars, et présent au festival Chorus le 30 mars, puis au Printemps de Bourges le 14 avril.

Après cet envol du dirigeable volé, le retour à Paris juste avant les 12 coups de minuit, nous a fait penser à un chemin des écoliers ramenant d’un très long voyage.

VV Brown en concert dans la Tour Eiffel pour les porteurs de la Carte So Music

Dimanche 7 mars 2010

La société générale et Universal offraient hier un concert de l’anglaise rétro à la voix de velours aux accros de musiques porteurs de la Carte Bleue So Music. Un moment exceptionnel au premier étage de la Tour Eiffel, tout en Pop, en soul et en champagne.

Hier soir, un comité de quelques élus “So Music” ont pu entendre en live le phénomène pop rétro britannique de l’année au premier étage de la Tour Eiffel. Malgré l’acoustique pas tout à fait adaptée de ce lieu magique, VV Brown, haut lamé, jupe à motifs et cheveux banane sooo fifties a emporté l’adhésion de ce public branché. Avec son énergie, sa gestuelle de choriste des années 1950, sa voix de velours et son répertoire déjà bien rôdé, issu de son album “Travelling like the light”( Universal), l’ex-choriste de Madonna a assuré un show très glamour.

Et tous ont repris en choeur ses plus grands tubes (”Shark in teh water”, “Leave”…) mais aussi des titres de l’album un peu moins connus comme “Quick fix”.

Un moment pop délicieux.

Pour entendre l’album de VV Brown, rendez-vous sur son myspace.

Pour en savoir plus sur les cartes de paiement So Music de la Société Générale, cliquez ici.


V V Brown - Shark In The Water

VV Brown | MySpace Music Videos

Agnès Bihl, la générosité sur scène

Vendredi 26 février 2010

Alors qu’elle vient de sortir son quatrième album, “Rêve général(e)”  (Branco Music, voir notre article). Agnès Bihl était sur la scène de l’Européen pour quatre concerts exceptionnels. La boîte à sorties a eu la chance d’entendre le denier où la salle bondée s’est levée comme un seul homme pour une standing ovation bien méritée. Agnès Bihl est en tournée au Quebec à la fin du mois de février, mais elle revient en Europe en mars !

Après une première partie romantique assurée par la jolie et talentueuse pianiste d’Agnès Bihl, la blonde charismatique est entrée en scène, dans une robe sur pantalon de cuir qui laissait apercevoir son joli décolleté.

Accompagnée par ses trois musiciens, Bihl a laisser couler sa voix gouailleuse dont les accents rappellent souvent le coupant belge de Brel. Le concert était composé principalement de titre de son dernier album, selon une progression qui allait du plus personnel et anecdotique au plus politique et engagé pour culminer, en un énième rappel, dans le “No Flouze blues” slammé par Bihl a capella. Comme Agnès Bihl a voulu faire plus souriant qu’auparavant avec “Rêve générale(e)”, les premières chansons décrivent le parcours du combattant de la célibataire trentenaire : l’amant marié ou se mariant  (”A ton mariage”), les hommes qui ne savent pas ce qu’ils veulent, et les rêves de romance  (”C’est encore loin l’amour?”) pavent son quotidien. Et quand la femme veut se faire prédatrice, elle est souvent découragée : même l’intello aux yeux verts est en dessous de tout, pensant que cunnilingus est un empereur romain.  Du féminisme light à la sex and the city on passe très vite avec Bihl à un vrai engagement politique.

Et l’on jubile lors de sa dénonciation pleine d’humour de l’électeur moyen FN :  celui qui accepte les étrangers mais seulement dans l’équipe de France pendant la coupe du monde, qui trouve que  porter le voile c’est être trop croyant pour être bien catholique, mais qui n’hésite pas à reléguer sa femme à la cuisine (”Quand on voit c’qu’on voit). Et l’on frémit en entendant le plaidoyer d’une petite fille qui demande à son papa dans ses mots de ne plus la violer (”Touche pas à mon corps”).  L’on se sent affreusement honteux de sa propre indifférence à la misère en écoutant le “SDF tango”. Puis l’on entonne avec plaisir “De bouche à Oreille” en ayant un peu l’impression que la solidarité peut encore être révolutionnaire.

Agnès Bihl est une très grande de la chanson. Ses textes sont vraiment très impressionnants : à la fois puissant et extrêmement fin. aie compositrice de chanson réaliste, elle nous plonge dans des petites saynètes qui contiennent des mondes entiers : les contradictions tendres d’une fille de “Treize ans”, comme le dernier amour flamboyant de “Mamie cheveux mauves” qui ne s’est toujours pas résigner à renoncer à “remplir d’étoiles / Un corps qui tremble et tomber mort”, comme le chantait si justement Brel.D”ailleurs, la “Véro” de Bihl n’est-elle pas une “Jeff” au féminin?

Et puis la générosité naturelle d’Agnès Bihl emplit la salle et l’entendre sur scène est une  grande expérience de sensibilité et d’empathie. Elle donne le maximum à son public et le bouleverse, et l’on sort le sourire aux lèvres en pensant très fort : “Merci madame Bihl, merci pour l’émotion, pour vos batailles, et pour toute cette nostalgie aussi cque vous savez si bien transmettre”. Et c’est encore un peu hébété qu’on tombe sur elle dans le hall de l’Européen. La femme de scène à peine fatiguée malgré les quatre rappels est déjà  prête à  dédicacer ses Cds et rencontrer son public.

Agnès Bihl, « Rêve générale(e) » (Branco Music), sortie le 1er février 2010, 13 euros env.
Titre « De bouches à oreilles » téléchargeable gratuitement en se montrant solidaire avec la lutte contre le réchauffement climatique.

Pascal Sangla, l’homme-piano

Mardi 16 février 2010

Hier soir, la chanteur Pascal Sangla se produisait avec ses musiciens sur la scène de l’Européen. La boîte à sorties y était et s’est offert une “petite pause” de très bonne musique et de fou rire.

Accompagné par son bassiste et son excellent batteur, Pascal Sangla a charmé son public de l’Européen. Son premier disque “Une petite pause”  vient de sortir et pourtant la salle est déjà pleine. Et prête à s’exclamer à chacune des pitreries du chanteur, extrêmement spirituel et charismatique. Sur scène, trois types de chansons : les chansons mélancoliques d’aaaamoureux sur jolie mélodie au piano (”141″, “si elle a un problème”) et  les chansons qui se moquent des gens (”les papillons blancs” à hurler de rire sur  les faux dépressifs, ou encore une parodie en chapeau d’une ballade moyenâgeuse où le Prince et la Bergère ne se voient pas, lui trop myope, elle occupée à tuer un pou. Commentaire :”Comment, vous n’aimez pas le Fôoolk?”). Mais les plus originales sont les chansons “Pfffouit” (geste de Pascal évoquant une patate s’affaissant sur un canapé) : normal, non? qu’un album qui s’appelle “une petite pause” nous enjoigne à nous détendre “assis par terre !

Sur scène, campé derrière son piano, Pascal Sangla est juste époustouflant. Ses doigts se baladent sur le clavier, changeant de ton ou de registre avec une vitesse foudroyante. Et ses compères suivent ce très très grand pianiste pour nous offrir une musique à la composition riche et subtile et dont l’interprétation touche à la maestria. Manquent seulement une voix qui sache toujours où poser ses ailes de papillon, et SURTOUT, des textes. Ceux-ci semblent vraiment en-deçà de la musique et risquent de classer Sangla parmi les sous-Bénabar, alors que son univers poétique et musical est bien trop riche pour cela.

Un immense pianiste, un homme de scène énergique et un chanteur heureux à suivre absolument.

Pascal Sangla, “Une Petite Pause”, Pilou Prod, 13 euros.(Voir notre article)

Et pour tout savoir sur les prochain concerts de Pascal Sangla, rendez-vous sur son myspace.

Disque de Diamant et fin de la Tournée « Kabaret » pour Patricia Kaas

Mercredi 13 janvier 2010

A l’affiche du Casino de Paris ce week-end, la chanteuse de l’est la plus populaire de France a reçu un disque de diamant pour plus de 800 000 ventes de son album « Kabaret » dans le monde (dont 150 000 en France qui lui valent aussi un disque d’or). Spectacle inspiré des années trente, sa tournée se termine en février par deux concerts à Athènes et à Minsk.

patricia-kaas-et Jacques Antoine Granjeon

En janvier dernier, Patricia Kaas avait fait le choix avant-gardiste et surprenant de vendre son disque « Kabaret » sur le site ventesprivées.com. Pendant un mois, les internautes ont pu commander le CD et le payer à prix coûtant (6 euros). L’objectif était pour la chanteuse populaire de proposer à son public ce bel objet pour un prix modeste. Ce qui n’a pas empêché « Kabaret » d’être aussi diffusé dans des bacs plus traditionnels. Grâce à cet évènement, le PDG de Vente Privée.com, Jacques-Antoine Granjeon , a reçu lui aussi un disque d’or, pour la distribution de « Kabaret ».

Après l’émouvante remise des récompenses au bar du casino de Paris, Kaas a enchaîné sur le premier de ses trois concerts dans cette chaleureuse salle. Inspiré du cabaret des années trente, mais poli et lissé par des instruments symphoniques et une sensualité épurée, « Kabaret » est un grand spectacle. En compagnie de ses musiciens et d’une danseuse, Patricia Kass y interprète tous ses tubes (à commencer par « Mon mec à moi » qui inaugure le concert)et certaines nouvelles chansons (« Et s’il fallait le faire » …). Ayant conservé la même puissance rauque dans la voix  à travers les années, Mademoiselle chante le blues avec plus d’émotion que jamais. Et joue la comédie, fait des moues, se change quatre fois, danse et remet en scène ses origines (« D’Allemagne », « Une fille de l’est »), ses désirs d’amour (« Les hommes qui passent »), et surtout son amour pour le public. Fidèle et chaleureux, ce public, reprend en chœur tous les refrains, est souvent venu voir le spectacle plusieurs fois, et a salué sa diva en une standing ovation après son troisième bis fait de medley des tubes. Très populaire également à l’étranger, Patricia Kass termine sa tournée à Athènes et à Minsk en février.


Patricia KAAS - “KABARET” video clip

PATRICIA KAAS | MySpace Music Videos

Pour ceux et celles qui ont raté Kabaret et veulent voir Patricia Kaas, rendez-vous sur le plateau de Michel Drucker, le 17 janvier, dans « Vivement Dimanche ».

Et pour en savoir plus sur 19, sa dernière compilation, allez lire notre article.

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Paloma Faith live au Nouveau Casino

Jeudi 3 décembre 2009

Comme annoncé sur le site de la boîte à sorties, Paloma Faith était mercredi 2 décembre sur la scène du nouveau casino. Chronique d’un show à la fois frais et suave.

Après une première partie assurée par la voix cristalline de Josh Weller, Paloma Faith a fait son entrée fracassante sur la scène d’un Nouveau Casino principalement rempli de spectateur anglais et allemands. Toute de blanc vêtue, en Colombine avec de grands éventails pour ailes, la rousse souriante a débuté avec le titre éponyme de son album : “Do you want the truth or something beautiful?”.

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A l’image du contraste entre cette entrée dramatique et le sourire frais et irrésistible de la Faith, le concert a oscillé entre des moments d’intensité dramatique très forte quand la chanteuse revivait ses titres et de commentaires très “girl next door” improvisés en Français et en très bonne humeur par Paloma Faith. Alors que ses musiciens étaient habillés en garçons de cafés, comme pour servir la diva, celle-ci a dans ses transitions des attitudes très fraîches d’anti-star. Éclaboussant joyeusement sa jolie robe blanche de poupée de poudres multicolores qui s’échappaient en vapes, Paloma Faith n’a cessé de mettre son groupe (et son public qu’elle a filmé) sous les feu de la rampe. Dans les chanson, la gestuelle hésite un peu entre des mimiques de chanteuse réaliste des années 1950 et des mouvement burlesques de poupée fragile, que la choriste reprend avec un grand talent.

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Bref, sur scène, Paloma Faith se cherche encore, mais elle y met un tel enthousiasme et sa voix live es tellement touchante qu’on lui pardonne tout. Et le public a repris en choeurs les tubes “Cold stone sober” et “New-York”, envoyé sans transition après un début de reprise DU “New-York” de Sinatra.

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Avec beaucoup d’à-propos Paloma Faith a fait le choix de ne pas débiter tous les tubes de son album, mais de les choisir, pour insérer dans le show une reprise blues très réussie de “Sexy Bitch” de David Guetta. En bis elle s’est lancé dans un duo très cabaret et un peu coquin avec sa première partie, Josh Weller. Derrière ses airs apprêtés, Paloma Faith est une enfant mutine et généreuse que son public est très curieux de voir grandir… Pourvu qu’elle devienne vieille sans être adulte, comme le disait si justement Jacques Brel.

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Paloma Faith, la colombe pop à la vaix rauque au Nouveau Casino ce soir

Mercredi 2 décembre 2009

Un prénom hidalgo, une extravagance vestimentaire toute british et une voix rauque et profonde à la Amy Winehouse : Paloma Faith a tous les atouts de l’icône pop. Son titre “New-York” est déjà un tube et son premier album “Do you want the truth or something beautiful?” (Epic records) s’écoute d’une traite et en boucle. Bref, vous n’avez aucune excuse pour manquer le concert de Paloma Faith ce soir au Nouveau Casino.

De son passé d’assistante magicienne et de danseuse burlesque et cabaret, Paloma Faith a gardé un chic excentrique et sexy. et des tenues absolument incroyables Dans son premier album, “Do you want something beautiful?” ,elle prend à rebours et avec humour les rapports de forces d’une relation sentimentale compliquée. Et se moque même de la nostalgie qui s’ensuit. Elle évoque d’une voix rauque et profonde la fierté, la douleur mais aussi la force d’une femme moderne amoureuse et malheureuse.

Si elle commence par narguer son ancienne flamme dans son premier single british “Stone Cold sober” (sobre et froide comme la pierre), et si c’est sur des accords très pop rétro que la chanteuse se dit toute retournée (Upside Down), elle avoue peu à peu qu’elle se sent comme une poupée manipulée et brisée (”Broken Doll”). La mélodie se fait même lancinante quand, évoquant le départ de l’aimé, (”Stargazer”,) elle qu’elle dit avoir du mal à tenir debout dans “My legs are weak”. Finalement comme nous tous, elle voudrait, en écho à sa chanson avoir la certitude que la romance n’est pas morte à jamais (”Romance is dead”). Son deuxième single et  titre le plus diffusé en France, “New-York”, commence sur des notes R’n'B et prend peu à peu une couleur proche du disco années 1970.

Si la vérité n’es pas belle, mieux vaux la travestir avec une extravagance douce amère et de la très bonne pop à découvrir ce soir au Nouveau Casino.

Paloma Faith, “Do you want the truth or something beautiful?” (Epic records, 11 euros.

19h30, Nouveau Casino, 109, Rue Oberkampf, Paris 11e, m° Ménilmontant, Parmentier ou St Maur, 20 euros.

Gossip au Bataclan : l’énergie rouge feu de Beth Ditto

Dimanche 15 novembre 2009

Hier soir avait lieu le premier des trois concerts de Gossip au Bataclan. Le groupe a donné du show et du son et fait dansé une salle bondée et extrêmement réceptive.  Il faut vraiment entendre live la voix de Beth Ditto, phénomène de la nature qui danse, crache, parle en Français à son public et se déshabille volontiers…

Devant le raz-de marée des réservation, une troisième date  au Bataclan a du être rajoutée à la tournée du groupe Gossip, qui joue à guichet fermés 15, 16 et 17 novembre, pour un public qui connaît par cœur le tous les hits de l’album “Music for men” (Colombia), sorti au printemps dernier.

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La première partie était tenue par un groupe très rock et sympathique qui a chauffé une foule toute prête à danser. Pendant les vingt minutes d’attente entre cette première partie et le show de Gossip, le public a hurlé, tonné, réclamé et applaudi le groupe de Portland, espérant le faire jouer plus vite. Après quelques notes de guitare de Brace Paine et quelques battements de Hannah Billie, ELLE est arrivée :  tunique noire ample et courte sur bas résilles, bob rouge court sur lequel trônait un petit bibi noir, Beth Ditto a comme prévu fait sensation.

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Saluant  le public montrant ses connaissances de français, dans jamais s’arrêter ni de danser, ni de faire tonner son imposante voix, la chanteuse s’est petit à petit déshabillée : le bibi a valsé, les chaussures ont disparu et il faisait tellement chaud au Bataclan, que Beth Ditto a fini par enlever la tunique, finissant le concert en body noir laissant voir sa généreuse poitrine. Sa voix est absolument bouleversante, et entendre sa puissance brute et blues en live est une expérience vraiment différente de l’écoute du CD.

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Contingences maternelles

Vendredi 16 janvier 2009

Home sweet home, me voici de retour à New-York qui ressemble au Tibettepisch de Else lasker-Schüler, baroquement grisonnant de neige moelleuse. C’est étrange de monter et descendre Broadway, de dîner en habituée chez Toast, et de retrouver mes petites habitudes de vieille fille. J’ai l’impression de pourvoir enfin me poser, même si ce n’est que pour trois semaines. Dame de pique appliquée, j’ai tenté de résoudre toutes les contingences maternelles ce matin, après une nuit de long sommeil à peine dérangée par un chaud bienvenue et un bouquet de fleur. Ma valise déjà défaite est dans le placard qui se remplit peu à peu de mes vêtements de coquette, les livres sont harmonieusement jonchés sur le sol, et les frigo est plein (pastrami, salade, frozen yogurt, coca lights et d’affreux bonbons sans sucre). Mais ma plus grande fierté est l’acquisition d’une grande couette blanche (qui se dit efficacement “comforter”) que j’ai mis vint bonnes minutes à faire entrer dans sa housse crème (ici on dit “off white”). Cet achat fait partie d’un très sérieux plan anti-froid initié dès mon arrivée à Paris. Il va de paire avec des collants woolford en cachemire, deux puls doubles de cette matière magique, la décision de plonger dans un bain brûlany au moindre frisson, et d’ingurgiter des litres de jus de fruits bourrés de vitamine C (en France on se contente d’orange, mais ici le must c’est l’acérola).

Du coup, boostée par cette nouvelle chaleur et un après-midi d’hibernation sous ladite couette à re-lire encore et encore Max Jacob, j’ai répondu oui avec enthousiasme pour dîner avec mon ami james et courir dans le lower east side assister au lancement du CD des asa ransom. Même si la découverte des coulisses de groupe (herbe, alcool, et encéphalogramme plat) avait un peu calmé mon enthousiasme originel, je dois dire que leur concert dans un lieu bien plus chic que prévu m’a encore bien fait danser. Article donc sur ces jeunes talentueux à venir pour en3mots. Vers la fin, il était six heures du matin et je me suis adonnée à mon vice préféré : lire en boîte. Et, comme une grande fille, je suis rentrée en métro, arrivant l’un dans l’autre à la page 108 de mon Makine et sans texto rassurant du genre “je suis saine et sauve à la maison” à envoyer. En amérique, on ne fait pas ces choses là. Bref, la liberté, si je ne m’étais pas faite chopper bêtement en écrivant ce texte qui a aussi ouvert mon msn et donc prévenu la moitié de Paris et un peu le campus de columbia que j’étais à la maison.

Demain sera studieux disons jusqu’à 20h : études, gym & Met (enfin on verra) puis après…