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Bruxelles, un week-end sur deux

Lundi 24 juin 2013

Frigorifiée un 24 juin, je profite d’une soirée un peu tranquille pour me tenir à un certaine discipline avec ce blog laissé en friche très longtemps. Le week-end dernier fut pluvieux et Bruxellois, pour couvrir le Brussels film festival. Bordélique et sympathique (40 minutes d’attente pour la plupart des films mais une merveilleuse leçon de Bertrand Tavernier et des organisateurs fort sympathique), le festival en lui-même m’a permis de découvrir deux ou trois perles et de pleurer comme une madeleine sur 1h30 de film de Diane Kurys sur la vie de sa famille. Mission accomplie donc, mais après Cannes et littéralement 5 projections par jour et les grand schelem de chroniquer en temps réel TOUS les films de la compétition, il n’y a pas grande gloire.

En revanche juste quand je pensais avoir trouvé mes marques dans cette ville encore plus froide et grise que mon cher Paris, à ma dernière visite où un grand soleil souriant et où j’ai découvert la fondation Boghossian, j’ai été bien punie de me lever tôt samedi pour me précipiter à un cours de yoga où j’ai réussi à suivre une amie qui en fait tous les jours. Malgré mon entrainement, hier, je me suis retrouvée le cou coincée extrêmement douloureux. Cela va un peu mieux aujourd’hui, après un retour un Thalys un peu fastidieux et à grand renforts de médicaments.

Après près de 8 mois à faire la navette, petit bilan de mon incursion en belgitude.

J’aime : la diversité des quartiers, la gastronomie et les petites restaurants à dénicher, le marché de Flegey, les bouchers hallal de la rue Malibran, le poissonnier japonais où l’on va acheter directement les sashimi,  le côté multiculturel de la  ville, ses concerts gratuits, le Maitrank à l’apéritif, certains mots (brole, drasch..), la campagne flamande (superbe nuit dans une ferme près de Damme), la chaleur des gens quand vous leurs posez des questions, les grands intérieurs où l’on se reçoit les uns les autres, le côte d’or reste mon chocolat favori (Marcolini est trop compliqué), et Brel restera toujours Brel.

– Je ne m’habitue pas : au temps vraiment objectivement plus froid et dégueulasse qu’à Paris, à ce qu’on ne regarde ni me parle quand j’entre dans un magasin ou un café, le trafic pénible de la ville, les plombes à table les uns chez les autres, le peu de transports en commun,  le peu de films à l’affiche, la danse contemporaine flamande, que l’avant-garde des activités culturels soient des évènements cachés qu’on partage en réseaux d’initiés (Toute La Culture va se faire un nid :)), à dire “septante” et “nonante” (je me fais griller à chaque fois).

– A travailler : la culture BD, la connaissance géographique de la ville, m’y faire plus d’amis, manger les frites avec la mayonnaise.

Plus de Bruxelles avant le 12 juillet et ça me manque tout de même un peu déjà., apparemment. Le week-end prochain : Paris avec enfin le temps et l’énergie de préparer une grande soirée où réunir mes amis, un Festival Paris Cinéma qui a un volet spécial “Made in Belgiëque” (oui je suis veinarde, mon immersion dans la culture belge vient à moi) et un week-end suivant qui demeure très européen puisque je vais aller de mon côté visiter la nouvelle expo du Mudam et celle du centre Pompidou à Metz (un pèlerinage annuel, donc). Mais j’écrirai avant sûr, sûr. Pour l’heure je prépare mon interview du troubadour nordique Jay Jay Johanson dont j’ai découvert quelques titres absolument  mélancoliques (dommage que je le sois moins!).


Jay-Jay Johanson – She Doesn't Live Here Anymore von Jay-JayJohanson-Official