Archive pour la catégorie ‘Journal’

Huit mois plus tard

Samedi 15 juin 2013

Muette depuis octobre, ça n’a jamais été aussi long. Et je ne suis pas vraiment sûre qu’en ce samedi orageux, antichambre d’un été qu’on nous prédit aqueux, mes lèvres soient tout à fait desserrées et mes doigts désengourdis. En huit mois rien n’a changé pour que tout change. Les spectacle se sont multipliés, j’ai vu des dizaines de superbes films à Cannes et Berlin, aussi un peu Angers et Belfort. Côté théâtre et surtout musique, RAS, pas de gros coup de cœur. Toute La Culture a reçu une subvention du Ministère de la Culture, ce qui nous donne de l’espoir pour l’avenir et le nouveau site fonctionne plutôt pas mal. Nous allons aussi sortir un guide de Paris dont nous ne finissons pas de corriger les épreuves. Depuis un mois environ je travaille un peu moins et passe parfois la moitié de la nuit au Silencio et j’ai un peu des fourmis dans les doigts, même un nouvel homme dans ma vie depuis novembre dernier m’accompagne la nuit, à l’heure où de temps en temps, j’avais besoin d’écrire. Probablement avec le calme de l’été, j’arriverai à poser quelques signes ici, et pourquoi pas ? même quelques vers mélancoliques. Surtout en cette année où tout le monde passe des chiffres d’âge rond dans la famille. 60, 90, 80 et 30 !

Petit point en passant

Mercredi 3 octobre 2012

Et voilà, encore une fois je n’ai rien écrit en septembre!

Le travail croît et se multiplie et entre les cours qui ont repris le 3, le festival de Deauville, un lourd dossier de subvention pour Toute la Culture, et divers travaux à rendre, je ne dors pas plus de quatre heures par nuit sans réussir à faire ce que je dois. La fatigue s’accumule, je suis plus lente, et la machine s’enraye un peu.

Mais, immense satisfaction, la machine est moins lourde à porter. Après 3 mois de poisson bouilli/légumes verts et pas une goutte d’alcool, ni une miette de pain (quant au chocolat je ne sais même plus que ça existe), j’ai perdu… 10 kilos. Tout rond. Et ai la double satisfaction de pouvoir entrer dans un 38 ET manger à nouveau un peu plus de viande. Devenue spécialiste de l’autocuiseur et de la sauce au yaourt de soja, je fonctionne aux carottes (permises depuis seulement 15 jours) avec une énergie surmultipliée en sport. Il va me falloir encore un peu de temps pour m’habituer à mon nouveau corps, mais je crois que j’ai réussi à réaliser un rêve d’ado: être mince. Qui plus est avec de longs cheveux lisses. Bref tous les critères en cours, et ça marche : la preuve en est, tout le monde s’exclame… Ce qui pose deux questions : 1/ Etais-je vraiment grosse et laide avant, j’ai plutôt envie de répondre non… avec bon sens. 2/ A quoi bon s’escrimer à se cultiver quand il suffit de mincir? Deux remarques qui rejoignent mes 13 ans et qui me donnent envie d’arrêter d’interviewer des réalisatrices polonaises et de lire des pavés pour passer plus de temps en cours d’abdos et dans les magasins. Si seulement… pour le shopping,pas encore le temps.

Petit point girly donc, et assez léger, parfaitement en accord avec l’ambiance de la Fashion week parisienne, de laquelle je me sens plus proche, la hypitude me guette peut-être…

Voyage à Metz et au Luxembourg

Lundi 30 juillet 2012

Si j’étais une héroïne d’opéra Romantique, quitte à aller à l’est j’irais à Reims. Mais nous sommes au 21ème siècle, je suis marquée au fer rouge par Toute La Culture et quand mes vacances tombent à l’eau, je pars sur un coup de tête à …Metz.

Accueillie avec une gentillesse et un cœur qui m’ont faite fondre par S & G dans leur superbe maison-usine qu’ils redécorent avec tant de goût et d’amour à eux seuls, j’ai été à la meilleure école messine possible : rencontre avec un échantillon du staff du Centre Pompidou dès mon arrivée et mise au parfum avec l’importance que la nuit blanche revêt dans la ville de Moselle, prospère grâce à sa centrale électrique privée mais moins intello que Nancy, étudiante. Surtout, aussi bien en design qu’en architecture, cela fuse de références et de passion, je prends note, pour étude plus tard et pourrais déjà passer aux travaux pratiques avec le bivouac des frères Bouroullec exposé et prolongé comme pour ma venue au Centre. Puis nuit calme éclairée par les grandes lucarnes resculptées par mes amis dans leurs façade dans des draps et sur un sol d’un blanc plâtre immaculé. Et… luxe plus grand que chez moi, la prise pour l’i-phone était à portée de main.

Le lendemain, départ sur les chapeaux de roues pour la gare et direction Luxembourg pour revoir le Mudam, sur invitation de son formidable et énergique directeur. Le musée m’avait agréablement marquée, lors d’un voyage presse, il y a deux ans et demie, mais je ne me rappelais pas le bâtiment de Pei aussi lumineux et beau. J’écrirai probablement sur l’exposition autour de la polémique Gelle Fra alias Rosa Luxembourg de la croate sanja ivekovic, que j’avais déjà vue au MOMA en février dernier. Même si je ne suis pas sûre de suivre ses performances politiques un peu faciles et que je préfère les années 1970 et sa video sur ses “personal cuts” qui m’avait déjà marquée à beaubourg aux promesses du passé.

Au-delà de la grande rétrospective Ivekovic, et de ses collections réarrangées en fonction de la question de l’abstraction, le Mudam mettait à l’honneur 4 autres artistes contemporains. Dont les véhicules fous de Steven C. Harvey et surtout les vidéos réflechissant sur le passé récent du Portugal de Filipa César. Et le vrai moment de grâce de ce voyage a été de “surprendre” tout au fond de l’exposition, alors que défilaient les images d’un projet architectural de logement à loyer modéré dans un quartier de Porto, le gardien qui a vécu la fin de Salazar expliquer l’œuvre de Filipa César à deux messieurs belges d’un certain âge qui se trouvaient au Congo et donc non loin de l’Angola au moment de la guerre de décolonisation (qui a quand même duré 13 ans). Un moment suspendu dans le temps où ce gardien merveilleux remettait les oeuvre dans le contexte historique, mais avait TOUT appris également de l’artiste pour mêler l’histoire, sa biographie à lui au projet jamais dévoyé de celle qu’il commentait. Tout juste magique et interrompu par l’arrivée souriante du directeur du musée qui m’a littéralement promenée tout l’après-midi au Mudam même puis au musée des 3 glands au casino et dans Luxembourg. J’ai appris en quelques heures une bonne partie de l’histoire si complexe de ce petit pays. Au Casino, qui est un lieu important ans un livre écrit par mon cicérone, je me suis risquée jusque dans les combles. Un brillant architecte vivant à New-York nous a accompagnés une partie du chemin. Quand mon amie S, toujours aussi prévenante, est venue me chercher en voiture de Metz, nous avons tous bu à des terrasses et marché à travers la verdure et les ministères de la vivante et très chic ville de Luxembourg. Soirée plus calme à Metz avec un presque monopoly et un passage nocturne mais pas noctambule par deux bars messins.

Le lendemain, avant d’attraper mon train, j’ai eu l’occasion d’enfin visiter de Centre Pompidou. Qui est à la hauteur de sa réputation : l’architecture est sublime : Le directeur brièvement croisé avec S semble absolument brillant, et l’exposition 1917 est formidable. Même si j’ai dû un peu m’endurcir pour ne pas me laisser toucher comme c’est toujours le cas par les gueules cassées, la mémoire de la fraternité du front et même si certains effets de la révolution russe et certaines sources littéraires ou cinématographiques avaient été sciemment mises de côté. Un petit tour en ville, centre commercial, boutique médiocres et plus classe ainsi que tour chez Damart compris. Un yaourt au soja, passage par le FRAC Lorraine et une installation végétale dans une église où je me suis transformée en inclusion de noël et il était temps de rentrer. Épuisée (comme d’hab’) mais bien plus riche…

#Ledébat

Jeudi 3 mai 2012

La première fois que j’ai tenu un journal, j’ai écrit au dessus de mon texte de pré-ado l’évènement politique marquant du jour. C’était l’élection de Bill Clinton. J’avais donc 10 ans. Toute mon adolescence, même dans les pires affres ou mes échauffements de jeune-fille, comme disent si joliment les allemands, j’ai toujours noté en haut à côté de la date le fait politique à retenir. Souligné deux fois. Et puis contre toute attente je suis entrée à sciences-po… et j’ai détesté devoir me pendre à la prière des news quotidiennes. Rejet, littérature, poésie, effets de langue fleuris. J’ai gardé pas mal de ça jusqu’à la fin du doctorat. Les gens qui parlaient de politique me faisaient l’effet de petits garçons plantant leurs drapeaux et alignant leurs soldats sur une mappemonde décharnée et approximative.

Mais ce soir après 2h45 de débat dense, un moment de concentration- sans pubs, sans pause pipi, sans clope, sans check d’e-mail, sans coup de fil- comme les Français ne sont plus habitués à en avoir depuis des lustres, j’ai envie d’écrire en surligné en hashtag (parce que je suis une grande fille qui tweet tweet) #ledébat2012. Ça aurait pu être le 11 septembre (je prenais l’avion pour Chicago le 12 septembre 2012), 2002, l’élection d’Obama que j’ai pourtant suivie sur place de A à Z. Eh non, c’est Hollande/Sarkozy. Finalement très frenchy, au moment où il faudrait faire les valises…

Plan contestable

Mercredi 2 mai 2012

Une robe d’il y a dix ans, un sujet datant d’un lustre, quelques fleurs, une danse, la tête du prophète et aussi le cocon sûr de David Lynch. Un monceau de cocktails en variations de migraine méritée, quelques trémoussements, un rayon de soleil qui donne foi en l’été, un business plan. Pas de muguet mais 24 roses rouges venues des Pays-Bas. Des chansons tristes, de la musique kitsch, la voix chevrotante d’un héraut de 68,  l’idée d’un saupiquet, un très vieux chinois. L’espace d’être seule, conversation fraternelles, retrouvailles d’amitié et puis des excuses qui m’ont touchée. Un mauvais film allemand, un bon essai sur notre manière de voter, des manifs à tout va- mais dans le métro on rejoint toujours l’anonymat. Quelques pizzas des tomates et plusieurs yaourts au soja. Un film allemand qui voulait être français contenant pas moins de 35 plans contestable. Un flamand photographe et un ancien amant graphomane. Une voix rauque un peu délirante et aussi tout ce qu’il n’y a pas eu : un film japonais cruel, une liqueur de banane, le vernis corail, un sauna renaissance en blanc, un proposition de libéralisme, une proposition d’enfermement.

Les dessous des Caprices

Samedi 14 avril 2012

Je profite d’une dizaine de minutes avant d’aller interviewer les très londoniens et très branchés breton et les très electro-jazz Caravan Palace pour consigner les quelques points d’orgues en coulisses que vous ne trouverez pas sur TLC. En direct de Crans-Montana, donc:

– Arrivée en fanfare. Le molosse du bureau de presse ne veut pas nous laisser passer sans nos badges ..qu’on était venues récupérer. Je demande avec mon sourire le plus cajoleur “Personne peut-il nous aider?”. Un grand type répond “Que Puis-je faire pour vous ? “. Et nous voilà  escortées jusqu’à nos pass par le fondateur du festival. Yeux bleus, grand sourire, passage par des multiples parkings et ascenseur. Ponctuation fine (avec l’accent valaisan) : “Vous inquiétez pas, c’est pas un mauvais plan”. Ça y est je suis amoureuse…  commence un travail d’enquête approfondi relevé de salutations et sourires de loin quand nous le croisons, très affairé, devant le parking du festival.

– Un rapport suisse très décomplexé à la cigarette. Tout est fait pour encourager les jeunes à fumer. Wagons de vente de clopes + Fumoirs + Kent propose des clopes gracieusement pour faire sa pub (ne sert à rien, les gens fument tous des parisiennes)+Tout le monde fume partout, surtout dans les remontées mécaniques et les salles de concert et surtout quand ils ont moins de 16 ans. Un peu beaucoup pareil pour le pétard.

– Caprices, ce n’es pas Crans, tout est fait pour que les festivaliers n’aillent PAS dans la station de ski chic (interdiction de sortir de la grande tente, toute sortie es définitive)

– Interview de The Do ponctuée de PAD (public display of affection) tout à fait déplacés. C’est touchant mais 25 minutes de papouilles, vraiment gênant.

– J’ai réussi à faire marcher le sauna de l’immeuble (qui est VIDE) : grand bonheur à 85 degrés tous les soirs.

– On a eu un peu de la peine pour les artistes français : Guillaume Coutu avait tout du Loner pathétique, Akhénaton n’a même pas pu se rendre compte qu’il était has been, Yuksek a oublié de faire marcher ses platines, The Do a été deserté, et Julien Doré s’est couvert de ridicule christique.

– Les musiciens de Caravan Palace font des concours de superbes voitures téléguidées (montant jusqu’à 50 km/h) dans la salle du Chapiteau quand elle est vide.

– Je ne saurais pas répondre aux questions stupides que je pose aux artistes; du coup je décroche leur mail pour réfléchir à mes réponses… C’est une technique comme une autre….

Mathieu Boogaerts

Jeudi 12 avril 2012

Petit détour à la Java hier soir où le répertoire et la présence de l’autre Mathieu (et désormais pour moi le seul) m’a complétement scotchée (expression totalement has been, sorry). Constat : Mais pourquoi ai-je jusqu’ici écouté d’une oreille seulement distraite. Bref article TLC, ici. Et suivent quelques vidéos…


Smokey Landing

Vendredi 2 mars 2012

Ces jours-ci, j’ai envie de gris. Retomber dans mes travers à la quête amollie de cheveux rassurants. Et puis : le vernis opaque sans écaillement. La fenêtre du soir, avec quelques volutes, mais une fois la laque sèche, la chaleur du lit, et les genoux sans chien, ni calmant . Platement passive, se tenir arrondie devant un bol de riz gluant, un verre d’eau de radis et tout poser en plis de contentement. Cultiver aussi les cernes qui prouvent que les nuits sont mises à profit, sans paupières lourdes et sans emportement. Ces temps-ci, J’ai envie de demie-teinte, de rien de trop vivant. Rien qu’il faudrait payer cher après, en grimaces et en tiraillements. Beaucoup de travail, c’est admis, mais seulement si je peux perdre mon temps. J’ai envie de souffler un peu, lentement; de transpirer, mais sans éreintement. J’ai envie du béton sale mais élégant des immeubles haussmanniens et des chaussées vides par mauvais temps. Le gris, ça marche aussi pour les amis : on se parle poliment, j’écoute avec esprit, je raconte la Nouvelle Orléans. On note comme tout mûrit, à table, dans un bon restaurant. Mais pas de grand récit, plus jamais de débraillement ; pas de portrait nu précis, pas d’analyse nourrie d’alcool et de retournements. Le pantalon reste seyant, et les souliers vernis. Une fois que c’est fini, après pas trop longtemps, vers dix heures et demie, j’entame une longues marche dans Paris. Mais seule, talons plats pour le tapis et en harmonie avec mes gants. Ces jours-ci, j’ai envie de gris, plus que des grands feux grisants que j’avais nourris à l’artifice et au renoncement.

Et comme je suis tellement calme et cool, voici le titre de l’illustration : “Paris la nuit”, de Nicolas de Staël, 1954.

Zum Gerburtstag …

Samedi 18 février 2012

Dans une demi-heure, soit quand j’aurai fini ce petit texte j’aurai 30 ans. Je sors de la cérémonie de clôture du 62ème festival de Berlin. Et je suis dans l’appartement de l’ami d’un ami que j’ai loué à Prenzlauer Berg pour couvrir le Festival pour toutelaculture.com. La cérémonie m’a un peu énervée car nous étions parquées dans un cinéma qui la retransmettait devant un écran ; en plus le film le plus mauvais de la compétition a raflé deux ours. Je suis aussi un peu stressée avec un éternel livre d’Hannah Arendt sur les genoux, car je rentre à Paris demain, et que ma course du mois de février n’est pas terminée puisque vendredi je parle du temps à une conférence de théorie politique à Lausanne. Mais en même temps, je suis assez contente : j’ai plus ou moins accompli en un mois ce que j’aurais pu faire en six, je viens de couvrir mon premier « grand » festival de cinéma, entièrement accréditée, j’ai parlé allemand pendant dix jours (enfin un peu chaque jour), j’ai retrouvé T. une amie que j’avais perdue de vue depuis 7 ans, et ce soir, en plus beau cadeau d’anniversaire j’ai partagé une pizza avec son adorable mari et ses … 3 enfants, tous plus beaux et plus intelligents les uns que les autres. J’ai vaincu le froid glaçant de la ville, les longue barbes que tiraient les autres journalistes, et j’ai posté le Palmarès à 20h10 montre en main sur notre site. Je rentre donc ce soir d’une ville où je m’étais promis de vivre quelques temps avant 30 ans, ce que je n’ai pas fait, avec cette conférence à préparer, un cours à faire, mille rendez-vous à honorer, une boule dans le sein qui m’angoisse en bonne hypocondriaque, et probablement 3kgs de wurz et Kartoffeln en plus sur les hanches. Mais je rentre en fait assez sereine, prête à finir mon premier essai qui n’en finit pas, et prête à me batte à la fois pour que toutelaculture devienne un média de premier plan et pour ne pas lâcher la recherche et l’enseignement que j’adore aussi et qui m’équilibrent. Je rentre à Paris heureuse de retrouver ma ville, prête à me battre pour qu’elle reste une cité pleine de cultures, accueillante et soucieuse de l’autre. Je rentre à pais pleine de questions et de remarque d’adolescente et certaines que je ne me poserai pas pour me résigner mais pour entendre mon souffle aller et venir et bondir à nouveau. Je rentre assez solitaire, malgré les monceaux de messages qui vont me tomber dessus demain et même si je ne saurai pas où et quand voir tous mes amis et ceux qui comptent pour moi avant de repartir. Mais ca fait du bien d’être un peu seule, les 12 heures d’avion jusqu’à la Nouvelle Orléans, il y a deux semaines m’ont rappelé quel bonheur c’était d’avoir du temps devant soi, pour soi tout seul, sans avoir à se soucier de qui que ce soit d’autre. C’est aussi très agréable de faire la fête, et je devrais être dans un bar branché de Berlin entrain de taper sur l’épaule d’un réalisateur grec, mais je me réserve les talons hauts, la danse et les chapeaux pour le mois de mars… Après la fin de la course de février et quelques heures de lecture solitaire.

Les inévitables résolutions

Lundi 2 janvier 2012

Ce soir prend fin une semaine de vacances, c’est à dire une semaine où j’ai pu ne regarder mes mails “que” deux fois par jour 🙂 Jolis moments à Crans Montana en famille. 2/3 d’un chapitre du fameux “livre-extrait-de-ma-thèse”. Et beaucoup les amis parisiens, tous les soir avec ma co-rédac chef adorée au Silencio pour guincher. La principale résolution étant prise en 2011 (3 mois d’air libre), voici les 10 suivantes :
1) Finir le “livre-extrait-de-ma-thèse” et le publier CETTE ANNEE
2) Devenir une vraie business woman avec le projet TLC
3) Clore 2008-2009 (Me remettre à écrire, me remettre à nager, danser, rêver, écouter de la musique classique, me remettre à sérieusement réfléchir, me remettre à avoir envie. )
4) Dormir plus de 5 heures par nuit
5) Enterrer les fantômes inutiles ( ancêtres trop illustres, amis, ennemis, animaux de compagnie, exs en tous genres et autres fâcheux)
6) Savoir dire “non”, “stop”, “je n’ai pas envie”, “je ne peux pas”, “il faut que je m’arrête”, “laissez-moi tranquille”
7) Voyager, voyager (bien engagé pour le mois de février)
8) Dépasser le cap des 30 ans et arrêter d’en avoir peur
9) Faire plus de choses “futiles” : shopping, massages, ongles, et soirées entre filles
10) Me concentrer sur ce qui me rend vraiment heureuse et non sur ce que je dois faire.

Ah et j’ajoute évidemment une 11e clause à cette wishlist légère et fraîche : écrire plus souvent ici. J’aurais dû décrire déjà crans et la folle semaine entre le silencio et le no comment. et je propose de créer une catégorie récurrente, “le taxi de la semaine”…
A checker l’an prochain,
bonne année!