Archive pour la catégorie ‘Bons plans’

Le revenant a encore un visage

Jeudi 12 mars 2009

Dans les couloirs de l’hôpital, je voulais te voir. Te voir avant que tu meures. Ils m’empêchaient tous. Ils avaient l’air de s’en moquer. Ne pas voir mon angoisse. Ne pas savoir que tu vas partir. Cela fait plus de treize ans que tu m’as laissée. Pourquoi est-ce que je cours encore la nuit? Pourquoi ai-je encore peur que tu disparaisses? Le pire est arrivé, je devrais pouvoir dormir tranquille, tu ne crois pas? Le pire est arrivé comme toujours, paisiblement. Un voyage en voiture, le calme feutré de l’Hôpital américain, et toi, en repos. Après des mois de dialyse et de fatigue. Mais dans le lever d’une paupière, tu nous as reconnus. A l’époque, nous étions trois, soudés. Plus tard, quand les parents ont arrêté la voiture au Ranelagh pour nous dire que tu allais partir, que c’était la dernière fois, nous ne pouvions simplement pas y croire. Pareil au cimetière malgré le joli discours du rabbin Williams pour le Juif «tout à fait sans Dieu» auquel de nombreux amis offraient une mine ravagée. Enfin, je crois que mes frères pensaient comme moi. Nous n’en avons jamais reparlé vraiment. On ne parle plus beaucoup de toi. A l’époque nous étions trois. Nous sommes encore associés, mais discutons plutôt travail. Un peu famille aussi, mais de fait tu n’en fais plus vraiment partie. Enfin je veux dire, comme on ne peut plus s’inquiéter pour toi et que personne ne peut m’appeler à New-York pour me dire «Appelle ton grand-père, il ne va pas très bien», et jouer le joli air de culpabilité dont nous enserrons l’amour chez les Hirsch, et bien on ne ma parle plus de toi. De toute façon tu t’étais arrangé pour toujours aller bien. Les racines coupées et les ailes protégeant tes proches. Ca aussi, cette image d’Epinal de toi sachant profiter de la vie, ils l’évoquent de moins en moins. Ou alors ils n’en parlent pas devant moi, parce qu’ils savent que je pleure. Systématiquement. Pleure de ne pas avoir eu plus de temps, «un jour, deux jours, trois jours, laissez le moi…». Et je ne chante pas ça en pensant à toi, même si je crois en Dieu. Mais je ne sais pas si je crois que je vais te revoir. J’ai beaucoup de certitudes, il paraît. Sur ce qu’est un roman, sur ce que c’est d’être une femme moderne, sur la politique. Mais ça je ne sais pas. Je n’arrive même pas à y réfléchir. Ca m’a fait tellement mal de rêver que tu pouvais être pas loin et encore vivant que je ne sais même pas si je voudrais te revoir. Et maintenant je transpire seule, en ayant peur que tu sentes la fumée sur mes vêtements. Et que tu me grondes, pour la deuxième fois de ta vie. Mais c’est absurde, tu n’es plus là. Parti, il y a longtemps. Depuis si longtemps. J’étais encore une petite fille et tu m’as abandonnée. Je te tenais la main dans la rue, tu te souviens? Je marchais lentement à ton pas, comme je sais encore si bien le faire avec plein d’inconnus. Tu avais toujours ce chapeau si chic et le grand manteau de drap que porte maintenant Théo. Moi j’étais là, j’avais la chemise jaune que m’a donnée Yvette, les cheveux courts, au carré. J’étais bronzée. C’était presque l’été. Et j’ai voulu une dernière photo. Un autre souvenir avec toi. J’en ai entassé des souvenirs, même quand tu allais bien, bien avant, quand j’avais huit ans, j’avais si peur. J’avais trop lu sur la mort, sans comprendre vraiment. Je savais juste qu’elle séparait. Tous ces témoignages qui traînaient partout, tout ce deuil sans fin et dont tu étais l’antidote solaire. Juste ta voix me rassurait. Je savais qu’il y avait toi, pour moi, juste pour moi. Si j’avais un chagrin d’enfant je t’appelais sur le téléphone brun aux gros boutons verts, et simplement t’entendre me consolait. Maintenant, j’ai une tristesse que plus personne ne console. Alors que vraiment, je veux vivre. Même je dois vivre : d’autres fantômes, bien plus morts que toi et sans visage l’exigent. Alors, de l’extérieur j’ai une vie trépidante. Je n’en voudrais pas d’autre. Je suis «pleine de vie» comme ils disent. Je pense et parle toujours à deux cents à l’heure et trompe avec la même soif l’ennui dans de gros romans. J’aime beaucoup de choses, tu sais. J’en écris aussi. Des textes absurdes qui ne t’auraient même pas intéressé. Sur tout ce que tu as évité et laissé derrière toi en fuyant vers la Palestine et en t’installant dans le 7 e arrondissement. J’ai même essayé un peu d’apprendre ta langue, si belle et si inutile. Sans succès, sur ma petite bicyclette du Club Med Gym. Parce qu’il faut être en forme tu sais? Ici de ma vie à New-York qu’est ce que tu aimerais? Probablement les cornichons des délis, certains musicals, les grands department stores, comme maman, et oui, certains opéras, pas mes préférés. Comme Le Trouvère que je vais entendre vendredi. Ca tu aurais aimé. Mais je ne te connais plus, je t’oublie. J’ai perdu de déménagement en déménagement les petits objets que tu m’avais achetés et qui me servaient de porte-bonheurs. Je ne crois plus au bonheur, j’arrache un peu de joie. Les photos de toi sont dans ma chambre d’adolescente à Paris, avec les bijoux que tu m’as offerts. C’est Papa qui m’offre des bijoux maintenant, presque chaque année pour mon anniversaire. Je les ai aussi oubliés en France. Les hommes m’offrent des livres, c’est plus facile à égarer. Détachée de tout objet, accrochée à une musique bien meilleure que le mauvais CD de Céline Dion que j’ai écouté en boucle le jour de ta mort, je vis dans une chambre confortable mais sans aucune décoration. Loin de Paris, des sabliers dans l’appartement de mamie, de la grande angoisse apaisée de papa, j’allais peut-être oublier. Et puis tu es revenu cette nuit et la douleur est la même. Et tu me rappelles que c’est juste après ton départ que j’ai commencé à écrire. Gribouiller ça fait un peu illusion, ça semble mettre les idées en ordre et surtout ça gigote dans un vide effondrant. C’est aussi un cordon de continuité. Tu te rappelles ce que tu me souhaitais chaque année pour mon anniversaire? Que je reste toujours la même, tellement tu me trouvais parfaite. Tellement ton amour était inconditionnel. Mais j’ai changé, papy, je suis une femme maintenant. Enfin, je suis censée l’être. Et quand je me sens trop coupable d’avoir changé je me transforme en petite fille triste. Je redeviens cette petite fille triste et j’écris, et je sens que je suis vraiment la même. Sans toujours penser à toi, d’ailleurs. Mais ça ne sert à rien: il n’y a plus personne pour me dire que c’est bien et qui lance sa main mouchetée au ciel pour m’offrir la lune.

Chapitre 4 d’un roman dans lequel j’apparais sous mon propre nom

Samedi 28 février 2009

Il paraît que je prends trop de plaisir à visiter les abîmes, je me contente de répondre que je fais comme je sens, au moment où ça me chante. Or, un de mes amis new-yorkais qui se trouve être l’écrivain le plus génial que je connaisse m’a suggéré récemment de tout arrêter pour me faire faire des cartes de visite avec pour simple titre “Muse”.  Premier round de la muse amusée, avec ce texte de mon grand frère adoré, Pascal Szulc. Le rockeur au grand coeur a fait mon portrait dans son premier roman (en écriture). Je me permets une minute de narcissisme bien méritée. Mais c’est pour la bonne cause : j’aime beaucoup son écriture rock’n’roll avec BO intégrée.La scène est évidemment totalement vécue.

J’en profite pour illustrer le texte de Pascal par un lien vers un dessin qu’il m’a offert lors de mon dernier passage à paris et inspiré du roman qui a déchiré mes 17 ans : Belle du Seigneur.

“Pascal Szulc, Chapitre IV, La nuit du verseau

Six mois plus tôt. Fin de Yom Kippour. J’ai eu du mal à jeuner, pourtant je ne mange pas le reste du temps. Mais ici, il fallait faire face à un interdit, aller au-delà de la volonté de mauvaise haleine. Une rescousse intuitive en quelque sorte. Yaël sonna à l’interphone.
– Qui est-ce ?
– Ya chéri !
Ya débarquait de New York. Tout le monde l’appelle Ya, notre Salomé géniale à la recherche de l’homme plus intelligent qu’elle. Nous, Laurent, Eric, Le chat, moi et quelques autres l’adorons, la vénérons, ne la touchons pas – c’est Ya qui touche. Ya est un esprit dans une pulpe réalité ; une Pitie exaltée sur un dancefloor mondialement culturel. Tellement de choses à dire sur ma sœur, sa poitrine généreuse, ses lèvres rouges, son rayonnement intellectuel et sa générosité de fée sans clochette, son appétit de la vie et des petits vieux « enfants cachés » et convertis qui nourrissent sa thèse et sa tolérance. Ya peut parcourir seule Israël, de kiboutz en kiboutz, appareil photo et magnétophone au poing, du nord au sud, de bus en bus, pour saisir une vérité, une émotion. Vanessa a de quoi en être jalouse .
Il se retient de ne pas envoyer un sms, se retient. [Garde l’esprit, coupe-toi la main, elle repoussera.] Il rampe et déambule comme un crabe.
– Je ne vais pas bien chérie .
– Oups ! Pourquoi est-elle partie ? Le jour de Kippour, c’est pas gai.
– Ok pour le symbole petite sœur, mais il n’y a pas de jour pour ça.

[Yaël est un mélange d’Hannah Arendt et de Simone de Beauvoir, la pure intelligentzia du second sexe, la volonté de l’esprit et l’insouciance de BB dans le mépris. Ya va droit au but avec hauteur d’esprit et bas noirs, vélib et Ferrari, Verdi et Benjamin Biolay . Yaël est juste merveilleuse et juste. Sans préjugé, convertie à l’humanisme chrétien, un tourbillon chaud doué de la plume, une communicante de la prochaine génération, à cheval sur les hommes, la modernité et la tradition. Ya est une Barbara qui aurait été guérie de l’anorexie, avec l’amour d’un père pur et savant, goûtant autant les cocktails inconnus que les dernières productions cinématographiques japonaises. Ya est un blog à part sur les réseaux nets. C’est ainsi que nous nous sommes connus. J’écrivais compliqué, intelligent, reconnu, mais compliqué, pas assez Inrockuptible, éloigné de mon Henri Miller de base. Un an de journalisme avec son allure virevoltante de Reine de la nuit, et je fis naître mon écriture d’ashkénaze pop romantique.]

Orphée – (Monteverdi 1610)

– Je ne suis pas rassurant, je crains. J’entends matériellement rassurant. Regard, je fonctionne encore avec une carte téléphonique. Ce n’est pas rassurant ça, une carte téléphonique. C’est Vanessa qui me rappelait. Et puis ma voiture, sans chevron apparent, sans lecteur cd. Et les vacances ? pas foutu de l’emmener en week-end dans un hôtel classe pour faire l’amour dans un jacuzzi.
– Si chéri, tu es une âme pure, un coeur sans fond. Que peut-on vouloir de plus qu’une bonne relation de cul et une communication de chaque instant ? Quelle femme n’aimerait pas qu’on lui écrive tous les jours des lettres comme les tiennes ?
– Les béquilles, mon cœur, les béquilles. Elles ont besoin de béquilles pour se retrouver. Le réflexe normal sécuritaire. Tu sais bien, il figure dans les droits de l’homme, enfin je devrais dire dans les droits de la femme.
– Quelles béquilles BB ? lexomile ? Sécurité matérielle ?
– Yes. Lexomile-Deauville, Hôtel Royal, Matis Paris 8éme, la vie des parents, l’avenir des enfants . . . la carte gold, la fin des angoisses des pensions alimentaires jamais payées par un schmoK (un imbécile en Yiddish) … no risk et no future pour moi.
– Eh, oh, positif Aaron le Bain Chaud. Pas de critique hâtive de la nécessité d’être « opportuniste ». C’est tout aussi moral que le reste. D’un côté je comprends son attitude, et de l’autre je suis furieuse de voir dans quel état tu te trouves. Tu vas voir quelqu’un ? Un psy ?
– Non. Ni médoc, ni psy. Je m’endors tous les soirs comme Jacob dans le désert, la tête posée sur une pierre en disant « Bonne nuit chérie , sois heureuse. »
– Pas même un sms, un mail ?
– Combien ?
– Combien de quoi ?
– Combien de kilos j’ai perdus ?
– Cinq ou sept, mais c’est plutôt le côté positif, not ? Bon, couche-toi je descends chez Pho chercher des nouilles sautées et un « tout saumon » .
Ya prend son sac Gucci, me sourit. « Moi, je l’aime bien ta bagnole pourrie ! ».
I heard it thru the grappewines . (Marvin Gaye reprenant Creedence Clearwater revival)

BB de la nuit se penche à la fenêtre comme un romantique aspiré par le vide. Pas besoin de petite mort. Croire, croire comme il l’a toujours fait avec ce sentiment optimiste qui le caractérise. Il danse comme un dervish tourneur sur le lit, referme la fenêtre, hurle VANESSA. Sur son bureau, une pile de serviettes en papier blanc. Il écoute les musiques de film de Nino Rota, la Strada plusieurs fois. Il étale une nappe de ces essuie-bouches jetables, prend son tempo fétiche noir, s’assoit sur l’escabeau bas que Vanessa lui a légué, efface les traces de lichen sur sa peau, frotte avec les ongles, se lève brutalement direction la douche, le sanex, la crème pour les cheveux, déodorant, rasoir, anti-rides, la main le tient au cou, il se sentirait presque en érection. Il revient trempé à sa table comme une urgence et trace sur la nappe improvisée.
Ecriture surréaliste, automatique ? Peut-être. Pourquoi pas. Il écrit sur cette nappe devenant les draps d’un amour inachevé, son empreinte opportuniste.
Je ne peux me protéger de la nuit. Je veux sentir le parfum de ton sexe, le remplir, l’éclairer, le boire, l’anoblir de maturité. Aucune leçon de l’expérience ne vaut un nouveau dessein. Roll over Beethoven, je bouge des hanches, je donne des coups de hache sur le piano du Little Richard boy. Je suis proche d’un rien, le vide creuse mes chakras. Je vois l’aura de Weissman sainte Vanessa dans le ciel avec des diamants et je m’effondre chaque matin qui commence la face noire fondant au blanc sous mes yeux verts en chuchotant ton Nom. Je suis perdu en translation. Face noire de moi même, il est plus facile de t’écrire que de te dire, la distance me blesse et j’aime ça à en mourir. Je sens la vague du désespoir de Rimbaud me saisir au cou et la femme aux bijoux roses me manque tant. « Pourquoi n’ai je jamais été méchant » demandai-je à Dieu ? Mais dieu n’épelle aucun nom, ne me donne rien. Ce que Dieu ne me donne pas, j’irai la chercher moi-même. Mon héroïne me gagne et je rame l’air de battements d’ailes enfantins. Mon héroïne est une ingénue comme Lucy dans son ciel avec des diamants, une aura de Gustave Moreau sur laquelle je n’ai su tatouer de mes mains de créateur le frisson qui m’empoisonne sur le divan vide. I feel like a rolling stone, border line, dark side of the sun. Sa lumière me taillade les veines à coups d’écriture. Mon bassin est plus lourd que jamais. Un serpent vert grimpe le long de ma jambe. J’attends la morsure du temps et vieillir me hante plus que jamais. Moi, qui pensais être le plu initié, j’en meurs. Méchant et léger, solution basique jamais acceptée – Ashkénaze pensif énamouré, des lambeaux de chair m’ont rendu carnivore, en vrac. V.W. flotte dans l’air car le cœur n’est pas à sa place. Alors, je dors et la laisse flotter attendant qu’elle monte au milieu de ce dessein qui m’augmente. Chandelier à sept branches et plume d’une sublime ingénue noyée de cheveux blonds, relevez mon visage que j’y vois plus que ma mort. J’aimerais tant avoir l’âge de mon désir. Tu es ma correspondance. J’écrirai : J’entends Haïr aucune nuit.
– Tu as pris la clé, tu as bien fait.
– Viens chéri, je vais te donner la becquée.
Ya, au pseudo si positif, de vingt-cinq ans sa cadette devient sa mère, s’allonge sur les matelas à même le sol après avoir disposé le « Tout saumon », fait chauffer le saké et le thé. Certains pourraient croire qu’il s’agisse d’homéopathie sentimentale. Aaron, se droguait au patchouli. Le patchouli ! Les Marines inondaient les champs vietnamiens pour masquer l’odeur du napalm de patchouli aussi. Dans sa bibliothèque aux étagères sans nombre, sorte d’installation à la Buren jouxtant une lithographie sur le béton ciré, de 12 m2 d’Uriel Goldberg, siégeait ce petit fétiche en peluche, le seul à côté d’une menora à neuf branches.
Elle prend la tête de son frère dans les mains, le caresse, capture sa douleur à bras le corps. Il ne dit rien mais consent à s’abandonner, un temps juste un temps. Ses yeux se ferment. Il s’endort, un ours en peluche parfumé de patchouli lui fait face sur la cheminée. Il y a des pansements qu’on ne devrait pas garder plus qu’il n’est nécessaire, au risque de l’auto-infection. Aaron murmure à Ya « merci chérie » et « Bonne nuit Vanessa, sois heureuse. »
You’re my sister (Antony and the Johnstons)”

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Comme un garçon

Mercredi 4 février 2009

A la fois grisant et un peu dangereux à mon âge, c’est arrivé. Tellement libérateur que j’aurais presque envie de l’écrire froidement en Anglais. For the first time I behave like a man, through and through. And I feel I am finally through.  With daddy, with my doubts, and with being picked instead of chosen anew. My admiration with brain vanished, with all the maiden’s fantasies you have been carrying with you. From the body plane boredom can come – better than pleasure- and liberating laughter too. The desire is dead, long live my everlasting roumanian pout. A romanesque freedom after a good movie, an uncanny conversation in a taxi and an invitation sent with guts and taste are tout à fait à mon goût. Sitting on my firm floor withour a panty and smoking my cigare, I pierced an old fantasy. Content like a boyscout, I feel whole and sexy. It was indeed cold and foreign, but it was very funny. Je tiens enfin seule et debout. I move to a rising power that could also translate in German and Hebrew.  Ich stehe, nicht still aber mit lustiger Lust. He will of course remain my friend for giving me so much relief and the perfect key. Cute and clumsy, there was nothing to grasp. A peine son maigre cou. His fingers barely touched my firm tights, pendant que je jouais dans sa tignasse de cupidon roux. He barely gave me -without anxiety- a weak mew. But I displayed it like a smile, as superficial as I could. I was finally a femme, not even fatale, and that is much more than I usually do. Chasing the genius-jew helped me burry my fears, go out in the living city, where I can physically mesure all my value. Now, I know that if Salomé were a man, she would have survived her monstruous desire, and escaped with grace in the early dew. I am going to follow the princess, and get for myself jewels and soft skins, even better than I used to. I grew suddenly, it is almost too much height in my solitary view. But I feel good and I’ll stick to the joy, going in peace to bed, dreaming of gratitude, before writing without effort in the brightness of a snowing light : another intellectual review.

Comment entrer au baron…

Lundi 8 décembre 2008

Toujours très difficile malgré les nouveaux clubs qui ne cessent d’ouvrir, le Baron, qui se vante d’être le seul club à refuser même des stars Hollywoodiennes est difficilement accessible si vous n’êtes pas un “habitué”. Et la sélection vole bien au-dessus des Chacha, BC et autres VIP rénovés. Comment passer la vigilance terrifiante de Back (nom du videur sont je ne connais pas l’orthographe, veuillez m’excuser) ?

Solution 1 : Se pointer et se faire refouler tout les soirs jusqu’à ce que votre visage soir connu

Solution 2: Arriver au bras d’un ami artiste et oiseau de nuit qui a ses entrées

Solution 3 (et la plus démocratique) : Venir pour un concert. Or mercredi  10 décembre, il y a concert au baron!!!

Présentés par Mein Disko, les américains de Glass Candy sont sur scène ce soir, suivis des DJ résidents  Djs GUIDO (Goldrush) & VINCENT VEGA (La Clique /ZE).
Invitations à retirer vite par mail à meindisko@gmail.com.
Ou arriver très tôt (23h/23h30) pour entrer.
Minuit, Le Baron, 6 Av. Marceau, 8e, M° Alma-marceau.

Le bon plan est évidemment écrit pour en3mots, mais n’hésitez pas à partager avec moi vos expériences traumatisantes de rejet à la porte du baron (j’en ai deux trois pour ma gouverne, mais je trouve toujours cela plutôt drôle).