Archive pour la catégorie ‘Bons plans’

Tout faux

Dimanche 7 mars 2010

Depuis cette longue marche dans le parc ( ou était-ce avant?) tout sonne faux. Mon cœur battait un air de tête ou de peau d’amoureuse adolescente, j’avais à nouveau 19 ans, les bottes dans la neige, les ombres neo-gothiques des bâtiments. J’étais triomphante, à la fois libérée et attachée. Mais à l’autre bout de la chaîne, un mauvais jeton, faux déjà, et je le savais. Depuis, donc, plus de musique, plus de poésie; parfois de longues heures de travail, parfois la chaleur d’une rencontre. Un ami abrité, une copine attentive. Mais succès en demi-teinte ou échec fantasmé, tout sonne faux. Même le temps qui passe sur des jours à la fois pleins et vides. La machine à sentir s’est grippée ; écharpe au collet elle n’enregistre plus qu’une grande lassitude. Que des moments de joie un peu artificielle rendent supportable. Ces moments là masquent comme l’aspirine une fièvre sans fond. Une dette que je bois plus vite que le mauvais vin percé d’un tonneau trop profond pour moi. Alors, je les rejette. Alors il n’y a rien d’autre qu’une grande tristesse. La tristesse du masque. En compagnie comme dans la solitude le même masque des collants filés et des yeux noirs. L’éternelle adolescente alourdie par son tonneau de Saint Bernard quand la douleur est inutile. Et sans mortification et sans calme, Clairvaux est de plus en plus trouble. Vision myope de ce qui est beau. De certains textes qui passent encore derrière une carapace mal façonnée. Une carapace qui ne protège ni de la manipulation, ni des rencontres inutiles et encore moins de la paresse d’être soi, encore et malgré tout. Soi, ce que les autres attendent. A force d’être déçue, je ne veux pas à  mon tour décevoir. Et l’illusion prend la plupart du temps. L’habitude est un alcool fort. Même au moment où je ne m’y retrouve pas. Je joue donc à être, être moi, de plus en plus faux. Faux les élans de non-compromis, les dons encore possibles, et les secondes d’intimité volées. Fausses les nuits blanches branchées, angoissées ou confidentes, fausse la proximité d’un corps étranger, fausse même l’indifférence vers laquelle je dérive. Je fais tout mal, même et surtout quand je ne le fais pas à moitié. Et quand l’infini n’est plus dans la souffrance de l’amour, seule demeure une peur que la fatigue même efface. La peur, la vraie, avec son théâtre de fantômes qui réclament leur dû, moins fort qu’avant parce que je n’ai peut-être plus rien à donner. Mais leurs yeux impérieux réclament et même le découragement n’est pas un asile. La peur est là, quand tous les masques se taisent. Et elle est si effrayante qu’il me faudrait une épaule où m’appuyer. Et elle est si forte et il n’y a tellement personne, que toute seule dans la rue ou dans mon lit, je répète comme une chanson ancienne, une chanson d’avant Barbara et Monteverdi : je veux mourir. J’ai des visions de sang, de poignets écarlates, Parfois j’utilise juste un marqueur : pour souligner, pour la violence symbolique. J’imagine la mort comme une grande violence inutile avant un calme terrifiant. Et là aussi, je me dis que j’imagine faux, qu’au XXI e siècle, la mort arrive lentement; une longue et douloureuse dégradation de tous les sens.  Je le sais, je les vois, et aprfois je les accompagne dans cette longue défaite, puisque c’est tout ce que je peux faire.  Un long naufrage de médicaments, de mémoire trouée et défection de ceux qu’on a aimés. Jusqu’à parfois passer des années sans une caresse ou un baiser. La peur encore, pire peut-être, une peur de noyée. Alors je plisse fort les paupières et j’oublie. J’oublie aussi très faux. J’oublie parce qu’il le faut. Il faut. J’ai un petit rôle, on m’attend là et donc là, il faut que j’y sois. A défaut d’être tout simplement, je suis au bon moment et au on endroit. Là où l’on m’attend, à défaut de vouloir. Il faut. Mais il faut quoi quand tout sonne faux, quand la mélodie se tait, et les mots ne viennent plus. Il faut, c’est dérisoire. Il faut mais la fatigue est de plus en plus forte, et les épiphanies de peur de plus en plus fréquentes. J’essaie de conjurer, j’essaie de répondre à l’appel du “il faut”. Mais même mes essais sont hors de portée, en deçà de la la note. Et l’objectif qui semblait trois octaves trop haut, une fois dépassé, ne vaut plus rien. 700 pages, le dons de soi, des passades enterrées. Tout cela n’était qu’artefact.  Ni fait, ni art, juste un peu plus de faux qui rajoute des heures aux jours pour raccourcir les nuits de pleine lune. Essoufflée, suffoquée, je pleure dans un silence de cendres. Et je prie parfois encore en mécréante, tout, plutôt que de crier. Tout plutôt de créer, je pense parfois. Infertile travailleuse, veinarde petite fille née avec une cuiller de miel dans la bouche, je ne sais pas comment continuer l’amour platine d’une famille-cocon. Je ne suis peut-être pas faire pour cela. Grave me dit-on. Belle dans la tristesse. Alors je fauche un peu de neutre, je fausse les cartes, je suis pleine de fautes. Et de regrets face à l’intranquille non-facilité de tout. Il faudrait un scaphandre pour plonger, il faudrait un ailleurs, mais il n’y a que le bout de mon faux-nez. Le passé est un trompe l’oeil minéral, et l’avenir une illusion déjà démodée.

Transition

Jeudi 29 octobre 2009

Back to a very parisian life after a last new-york intermezzo. Art fairs and long nights at the baron, the néo, or tonight, the magnifique, bumping into nightowls I had not seen in ages, many press projections, and sometimes, to keep in touch with my old american habits I am attending an opera alone. The last cd by Benjamin Biolay is out, overall disapointing, but I listen to “ton héritage” walking in Paris by night with my new wonderful high boots. The sun is there, and I love working with my brother. A few good scenes : friday, at maison rouge, one of the employee was happy to actually see someone at the press opening (9 in the morning) and tried to talk to me. Obviously he was not in charge of the conceptualization of the exhibit about a veru very referential revolutionnary artist from the 60′, cause he spent ten good minutes asking what I thought about what was shown (which I loved) and rolling his eyes to tell me  the previous exhibit about comics was soooo much better. Yesterday, Michael and I met a movie freak who would complain that movies are no events but a cross, a two hours long prison, and that you should not talk about it unless you are officially hired by “les cahiers du cinéma” but still wanted to talk with us for one hour and a half about the services in event planning and blogger relations we had to offer… The best was when he told my brother how much he paid each he mail his institution sent. For this price, the message could be delivered by the french version of Fedex :)

Découvrez la playlist November avec Benjamin Biolay

Dimanche 30 août 2009

All the friends are back in town, and my days are so busy, that I can’t sleep at night… or I have nightmares about my thesis. I should be happy though, as the articles I publish are read and appreciated, our firm and my brother’s name appear in today’s “Madame Figaro”, I managed to gather a team for our website,  and I get to devour again current french culture to review it day after day. Also I had some heartwarming encounters, last week : a long and deep lunch with the doctor who  saved my grandpa, 15 years ago, nighttalks with my brothers, a great “poulet aux écrevisses” cooked by a friend, a long conversation  place des Vosges, and I even played the guide yesterday for the people who welcomed me so well in Buenos Aires, long ago.

Paris will always be Paris, drinks at the Flore, Catherine Deneuve as my neighbour in a movie theater,  the urge to whisper the names we quote in restaurants, real talks and complicated explanations about the simplest facts, real optimism behind the appearance of being blasé, and days booked until they explode, from breakfast with a friend to the club with a merry crowd.

I feel like a princess, overprotected, with sometimes unexpected phonecalls. I read two books a day : in the subway, waiting for late friends at the café, and  during my sleepless nights. My readings range from  wonderful Franz Werfel to the empty contemporary French writers. And the movies I get to see are as differents as 1950’s japanese rare works and funny comedies. Musically too it is a messy melting pot : Between Arctic Monkeys, Captain Beefheart, Lady gaga at the gym, Beethoven and Tchaïkovsky  while writing,  jazz at the Trois maillets with musicians and composers, and new french songs to review, the choice is broad.

Why does perfection give me the drive to be even more perfect than my life?

Le poète

Il a beau plonger sa main dans les ténèbres
sa main ne noircit jamais. Sa main
est imperméable à la nuit. Quand il s’en ira
(car tous s’en vont un jour), j’imagine qu’il restera
un très doux sourire en ce bas-monde,
un sourire qui n’arrêtera pas de dire “oui” et encore “oui”
à tous les espoirs séculaires et démentis.

Yannis Ritsos(1909-1990), Tard bien tard dans la nuit, traduit du grec par Gérard Pierrat

La course à l’enfant

Mercredi 15 juillet 2009

Un couple néerlandais de professeurs vit heureux et de manière classique, jusqu’au jour où la femme, Julia ,réalise qu’elle veut un enfant.

eho_meer3cCe désir de maternité arrive soudainement, à la vue d’une chaise d’enfant sur une bicyclette. Mais la barre de la quarantaine est proche et Julia et son mari Max n’arrivent pas à procréer. C’est donc sur les sentiers escarpés de l’adoption que le couple s’élance, Julia en tête, et Max à contre-coeur. Le chemin les mène par des voies peu légales dans un Pérou que Julia veut immortaliser pour raconter à son enfant d’où il vient. Après mille péripéties, Julia rejoint son mari aux Pays-Bas avec un être humain à charge, mais ce n’est pas forcément le nourrisson de leurs rêves.

Simple et juste sur les affres des ceux et celles qui veulent un enfant sans y parvenir, « Le voyage de l’enfant » ne s’appesantit pas lourdement sur les diverses méthodes médicales et légales de parvenir à ce but quand la grossesse ne se fait pas naturellement. On suit le personnage de Julia dans sa quête obstinée, qui la mène à apprendre l’espagnol, à espérer malgré tout, et à revoir ses attentes, en reformulant à chaque étape le sens de son puissant instinct maternel. La fin surprend, et apporte une touche de surréalisme presque bunuelien au roman.

Depuis la « Maison dans les dunes » (Eho) alias « Les invités de l’île », Vonne van der Meer nous a habitué à chercher en douceur les traces vivante du temps qui passe dans la tension que son écriture tisse entre ses descriptions et ses ellipses. Elle recommence avec succès dans son odyssée de la maternité où l’île n’est qu’un point de départ pour un bien long périple.

Vous pouvez lire le point de vue du traducteur en Français de Vonne van der Meer, Daniel Cunin, sur le blog des éditions Héloïse d’Ormesson.

Vonne van der Meer, « Le Voyage vers l’enfant », trad. Daniel Cunin, Eho, 176 p., 17 euros

« Descendre un chemin entre les dunes, sentir la mer avant même de la voir -rien n’est comparable à cette sensation. Voilà pourquoi elle venait ici ou sur l’une des autres îles de wadden au moins deux fois par an. Mais en ce jour, la seule odeur qu’elle sentait, c’était celle du cadeau d’anniversaire de mariage. Elle l’avait dans les narines, emballée, avec une faveur. » p. 13

Attaque ad feminam

Vendredi 15 mai 2009

Bien étrange monde que celui des blogueurs et du net. Il a fallu qu’un ami me prévienne pour que je me rende compte

1) Que mon intreview d’Harold a été repris sur le Blog des éditions Eho.

Gilles, avec une touchante maladresse, a  intitulé son post restituant l’itw : “Très bel article de la non moins belle   Yaël”. Je prends ça pour un compliment de galant homme, ma féminité ou ma beauté n’ayant rien à voir avec l’article.

2) Qu’une de mes anciennes camarades d’hypokhâgne au stylo très amer me dénigre comme “une jolie femme a(yant) la bonne idée d’écrire un article de complaisance sur un livre récemment sorti chez Eho”.

J’ai longuement hésité à traiter par le mépris. Finalement je réponds chez moi à cet article, assez rigolo en fait, parce qu’il met complètement à côté de la plaque.

Chère  Lise-Marie, alias Wrath,

1) Merci de décorer ainsi ton blog d’une vieille photo de moi (aux côtés de Mandor). Mais celle-ci a été prise il y a plus d’un an à l’avant-dernier anniversaire de la maison d’édition Eho, qui est, je ne le cache pas, une de mes préférées à Paris. Cette année, je suis bien loin des milieux journalistiques et de l’édition. Je vis à New-York où j’enseigne et  écris tranquillement ma thèse de sciences-politiques  dans une solitude monacale, à mille lieues des intrigues et condescendances que tu imagines

2) Il se trouve que j’ai été très émue par le livre d’Harold. Que le livre a été longtemps sans éditeur malgré ses qualités et les liens qui pouvaient attacher Harold à d’autres maisons d’édition. Et que j’ai été à la fois soulagée et admirative de savoir qu’une maison comme eho avait su reconnaître la beauté simple et forte de ce texte, et décidé de l’éditer et de se battre pour qu’il soit lu.

Harold est un très cher ami. Je  l’ai découvert comme auteur et comme être humain avec son premie roman. Et je sais quelles richesses il a en lui. Ce qui fait que si son texte avait été mauvais, j’aurais été encore plus sévère car  déçue dans de grandes attentes. Or “Un hiver avec Baudelaire” m’a émue, ravie et aussi étonnée : je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi grave aussi vite chez mon libertin du XXIe siècle préféré. Je crois que je rends bien compte de cette suprise heureuse dans l’entretien, tel que nous l’avons publié dans la boîte à sortie.

3) Je crois profondément que mon travail, en tant qu’enseignante et en tant que journaliste, repond à un impératif d’enthousiasme. Je refuse de perdre du temps à rendre compte de livres qui n’en valent pas la peine. Je refuse ton amertume paralysée et paralysante.

La colère face à une deception oui! mille fois oui! et cela m’arrive. Mais descendre pour le plaisir un livre d’un jeune auteur me semble obscène.

Je préfère “regarder ce qu’il y a de beau”, comme le chantait Barbara, d’après un texte de Brel. Et heureusement, félicitons-nous!, nos contemporains nous donnent à lire et à voir du beau. Le roman de Harold est l’une de ces belles choses qui m’ont emerveillées. En tant que courroie de transmission j’ai voulu partager cette beauté avec mes lecteurs.

Dans l’attente de pouvoir écrire complaisamment quelque chose de positif sur ta prose, si elle est bonne,

Bien à toi,

Yaël

Les montagnes escarpées du nouveau monde

Dimanche 5 avril 2009

New-York calmement et si longtemps est vraiment une expérience très étrange. Je crois que je n’ai jamais été aussi posée et aussi sage depuis le lycée, et pourtant… Au long fleuve tranquille des journées passées devant mon ordinateur et des soirées à lire des vieux rabats-joie sur la sécularisation et le christianisme, des pics vifs de vie viennent me griser. Ces derniers jours j’ai eu le temps d’être follement gravement amoureuse, et d’un instant à l’autre de sauter dans un taxi pour retrouver un “date” assez platonique mais tendre, tout en parlant avec Paris dans la voiture où un homme que j’ai vraiment aimé m’a demandé en mariage “out of the blue” trois ans après. J’ai dîné avec un couple improbable et touchant : lui japonais chrétien, elle juive française avec l’accent du sud dans ma langue, elle ancienne enfant cachée et psy, et lui travaillant dans les assurances. Ils se parlent en anglais, aiment cecilia bartoli, se sont rencontrés sur une île où l’on médite sans électricité et s’aiment depuis des années. Le moment le plus mignon a été quand elle a voulu m’apprendre à remercier en japonais pour le dîner divin et m’a dit de dire “toda raba”… J’ai aussi réussi à être malade, à me réveiller dans des sursauts d’angoisse à 4 heures du matin, à me mépriser de travailler lentement, ce qui n’est pas mon habitude, à me laisser impliquer dans les histoires sentimentales compliquées de trois amis (objectivement, il faut soit que j’arrête de donner des conseils de coeur vu ma situation déplorable, soit que je fasse carrière comme journaliste à cosmo), je me suis mise à cuisiner, j’ai bu du champagne tous les soirs, à la maison et dans des bars branchés du lower east-side et du west-village. J’ai fait la queue pour l’ouverture du très vulgaire “top-shop” de Soho (yaelestunemidinette.com). J’ai essayé des perruques. je suis allée voir Rigoletto qui est vraiment un opéra parfait, aussi loin soit-il de ma sensibilité et j’ai adoré DANSER. J’en sors et c’est fou comme c’est bon, sans aucun “paradis artificiel” et même sans alcool (mais peut-être étais-je shootée aux antibiotiques) de bouger, de sentir son corps et d’y prendre du plaisir. J’aime cela depuis l’enfance et ne le fais pas assez, le tango étant vraiment une discipline. Bref, si je n’arrive pas à briser la cage de verre, au moins avec le recul, je pourrai dire que 1) j’ai vraiment essayé d’être heureuse à la Pascal en restant en repos dans une chambre 2)Que j’ai vu pas mal de morceaux étrange d’un new-york éviscéré par la crise 3) Que j’ai peut-être failli m’oublier dans tout ça.

Le revenant a encore un visage

Jeudi 12 mars 2009

Dans les couloirs de l’hôpital, je voulais te voir. Te voir avant que tu meures. Ils m’empêchaient tous. Ils avaient l’air de s’en moquer. Ne pas voir mon angoisse. Ne pas savoir que tu vas partir. Cela fait plus de treize ans que tu m’as laissée. Pourquoi est-ce que je cours encore la nuit? Pourquoi ai-je encore peur que tu disparaisses? Le pire est arrivé, je devrais pouvoir dormir tranquille, tu ne crois pas? Le pire est arrivé comme toujours, paisiblement. Un voyage en voiture, le calme feutré de l’Hôpital américain, et toi, en repos. Après des mois de dialyse et de fatigue. Mais dans le lever d’une paupière, tu nous as reconnus. A l’époque, nous étions trois, soudés. Plus tard, quand les parents ont arrêté la voiture au Ranelagh pour nous dire que tu allais partir, que c’était la dernière fois, nous ne pouvions simplement pas y croire. Pareil au cimetière malgré le joli discours du rabbin Williams pour le Juif «tout à fait sans Dieu» auquel de nombreux amis offraient une mine ravagée. Enfin, je crois que mes frères pensaient comme moi. Nous n’en avons jamais reparlé vraiment. On ne parle plus beaucoup de toi. A l’époque nous étions trois. Nous sommes encore associés, mais discutons plutôt travail. Un peu famille aussi, mais de fait tu n’en fais plus vraiment partie. Enfin je veux dire, comme on ne peut plus s’inquiéter pour toi et que personne ne peut m’appeler à New-York pour me dire «Appelle ton grand-père, il ne va pas très bien», et jouer le joli air de culpabilité dont nous enserrons l’amour chez les Hirsch, et bien on ne ma parle plus de toi. De toute façon tu t’étais arrangé pour toujours aller bien. Les racines coupées et les ailes protégeant tes proches. Ca aussi, cette image d’Epinal de toi sachant profiter de la vie, ils l’évoquent de moins en moins. Ou alors ils n’en parlent pas devant moi, parce qu’ils savent que je pleure. Systématiquement. Pleure de ne pas avoir eu plus de temps, «un jour, deux jours, trois jours, laissez le moi…». Et je ne chante pas ça en pensant à toi, même si je crois en Dieu. Mais je ne sais pas si je crois que je vais te revoir. J’ai beaucoup de certitudes, il paraît. Sur ce qu’est un roman, sur ce que c’est d’être une femme moderne, sur la politique. Mais ça je ne sais pas. Je n’arrive même pas à y réfléchir. Ca m’a fait tellement mal de rêver que tu pouvais être pas loin et encore vivant que je ne sais même pas si je voudrais te revoir. Et maintenant je transpire seule, en ayant peur que tu sentes la fumée sur mes vêtements. Et que tu me grondes, pour la deuxième fois de ta vie. Mais c’est absurde, tu n’es plus là. Parti, il y a longtemps. Depuis si longtemps. J’étais encore une petite fille et tu m’as abandonnée. Je te tenais la main dans la rue, tu te souviens? Je marchais lentement à ton pas, comme je sais encore si bien le faire avec plein d’inconnus. Tu avais toujours ce chapeau si chic et le grand manteau de drap que porte maintenant Théo. Moi j’étais là, j’avais la chemise jaune que m’a donnée Yvette, les cheveux courts, au carré. J’étais bronzée. C’était presque l’été. Et j’ai voulu une dernière photo. Un autre souvenir avec toi. J’en ai entassé des souvenirs, même quand tu allais bien, bien avant, quand j’avais huit ans, j’avais si peur. J’avais trop lu sur la mort, sans comprendre vraiment. Je savais juste qu’elle séparait. Tous ces témoignages qui traînaient partout, tout ce deuil sans fin et dont tu étais l’antidote solaire. Juste ta voix me rassurait. Je savais qu’il y avait toi, pour moi, juste pour moi. Si j’avais un chagrin d’enfant je t’appelais sur le téléphone brun aux gros boutons verts, et simplement t’entendre me consolait. Maintenant, j’ai une tristesse que plus personne ne console. Alors que vraiment, je veux vivre. Même je dois vivre : d’autres fantômes, bien plus morts que toi et sans visage l’exigent. Alors, de l’extérieur j’ai une vie trépidante. Je n’en voudrais pas d’autre. Je suis «pleine de vie» comme ils disent. Je pense et parle toujours à deux cents à l’heure et trompe avec la même soif l’ennui dans de gros romans. J’aime beaucoup de choses, tu sais. J’en écris aussi. Des textes absurdes qui ne t’auraient même pas intéressé. Sur tout ce que tu as évité et laissé derrière toi en fuyant vers la Palestine et en t’installant dans le 7 e arrondissement. J’ai même essayé un peu d’apprendre ta langue, si belle et si inutile. Sans succès, sur ma petite bicyclette du Club Med Gym. Parce qu’il faut être en forme tu sais? Ici de ma vie à New-York qu’est ce que tu aimerais? Probablement les cornichons des délis, certains musicals, les grands department stores, comme maman, et oui, certains opéras, pas mes préférés. Comme Le Trouvère que je vais entendre vendredi. Ca tu aurais aimé. Mais je ne te connais plus, je t’oublie. J’ai perdu de déménagement en déménagement les petits objets que tu m’avais achetés et qui me servaient de porte-bonheurs. Je ne crois plus au bonheur, j’arrache un peu de joie. Les photos de toi sont dans ma chambre d’adolescente à Paris, avec les bijoux que tu m’as offerts. C’est Papa qui m’offre des bijoux maintenant, presque chaque année pour mon anniversaire. Je les ai aussi oubliés en France. Les hommes m’offrent des livres, c’est plus facile à égarer. Détachée de tout objet, accrochée à une musique bien meilleure que le mauvais CD de Céline Dion que j’ai écouté en boucle le jour de ta mort, je vis dans une chambre confortable mais sans aucune décoration. Loin de Paris, des sabliers dans l’appartement de mamie, de la grande angoisse apaisée de papa, j’allais peut-être oublier. Et puis tu es revenu cette nuit et la douleur est la même. Et tu me rappelles que c’est juste après ton départ que j’ai commencé à écrire. Gribouiller ça fait un peu illusion, ça semble mettre les idées en ordre et surtout ça gigote dans un vide effondrant. C’est aussi un cordon de continuité. Tu te rappelles ce que tu me souhaitais chaque année pour mon anniversaire? Que je reste toujours la même, tellement tu me trouvais parfaite. Tellement ton amour était inconditionnel. Mais j’ai changé, papy, je suis une femme maintenant. Enfin, je suis censée l’être. Et quand je me sens trop coupable d’avoir changé je me transforme en petite fille triste. Je redeviens cette petite fille triste et j’écris, et je sens que je suis vraiment la même. Sans toujours penser à toi, d’ailleurs. Mais ça ne sert à rien: il n’y a plus personne pour me dire que c’est bien et qui lance sa main mouchetée au ciel pour m’offrir la lune.

Chapitre 4 d’un roman dans lequel j’apparais sous mon propre nom

Samedi 28 février 2009

Il paraît que je prends trop de plaisir à visiter les abîmes, je me contente de répondre que je fais comme je sens, au moment où ça me chante. Or, un de mes amis new-yorkais qui se trouve être l’écrivain le plus génial que je connaisse m’a suggéré récemment de tout arrêter pour me faire faire des cartes de visite avec pour simple titre “Muse”.  Premier round de la muse amusée, avec ce texte de mon grand frère adoré, Pascal Szulc. Le rockeur au grand coeur a fait mon portrait dans son premier roman (en écriture). Je me permets une minute de narcissisme bien méritée. Mais c’est pour la bonne cause : j’aime beaucoup son écriture rock’n'roll avec BO intégrée.La scène est évidemment totalement vécue.

J’en profite pour illustrer le texte de Pascal par un lien vers un dessin qu’il m’a offert lors de mon dernier passage à paris et inspiré du roman qui a déchiré mes 17 ans : Belle du Seigneur.

“Pascal Szulc, Chapitre IV, La nuit du verseau

Six mois plus tôt. Fin de Yom Kippour. J’ai eu du mal à jeuner, pourtant je ne mange pas le reste du temps. Mais ici, il fallait faire face à un interdit, aller au-delà de la volonté de mauvaise haleine. Une rescousse intuitive en quelque sorte. Yaël sonna à l’interphone.
- Qui est-ce ?
- Ya chéri !
Ya débarquait de New York. Tout le monde l’appelle Ya, notre Salomé géniale à la recherche de l’homme plus intelligent qu’elle. Nous, Laurent, Eric, Le chat, moi et quelques autres l’adorons, la vénérons, ne la touchons pas – c’est Ya qui touche. Ya est un esprit dans une pulpe réalité ; une Pitie exaltée sur un dancefloor mondialement culturel. Tellement de choses à dire sur ma sœur, sa poitrine généreuse, ses lèvres rouges, son rayonnement intellectuel et sa générosité de fée sans clochette, son appétit de la vie et des petits vieux « enfants cachés » et convertis qui nourrissent sa thèse et sa tolérance. Ya peut parcourir seule Israël, de kiboutz en kiboutz, appareil photo et magnétophone au poing, du nord au sud, de bus en bus, pour saisir une vérité, une émotion. Vanessa a de quoi en être jalouse .
Il se retient de ne pas envoyer un sms, se retient. [Garde l’esprit, coupe-toi la main, elle repoussera.] Il rampe et déambule comme un crabe.
- Je ne vais pas bien chérie .
- Oups ! Pourquoi est-elle partie ? Le jour de Kippour, c’est pas gai.
- Ok pour le symbole petite sœur, mais il n’y a pas de jour pour ça.

[Yaël est un mélange d’Hannah Arendt et de Simone de Beauvoir, la pure intelligentzia du second sexe, la volonté de l’esprit et l’insouciance de BB dans le mépris. Ya va droit au but avec hauteur d’esprit et bas noirs, vélib et Ferrari, Verdi et Benjamin Biolay . Yaël est juste merveilleuse et juste. Sans préjugé, convertie à l’humanisme chrétien, un tourbillon chaud doué de la plume, une communicante de la prochaine génération, à cheval sur les hommes, la modernité et la tradition. Ya est une Barbara qui aurait été guérie de l’anorexie, avec l’amour d’un père pur et savant, goûtant autant les cocktails inconnus que les dernières productions cinématographiques japonaises. Ya est un blog à part sur les réseaux nets. C’est ainsi que nous nous sommes connus. J’écrivais compliqué, intelligent, reconnu, mais compliqué, pas assez Inrockuptible, éloigné de mon Henri Miller de base. Un an de journalisme avec son allure virevoltante de Reine de la nuit, et je fis naître mon écriture d’ashkénaze pop romantique.]

Orphée – (Monteverdi 1610)

- Je ne suis pas rassurant, je crains. J’entends matériellement rassurant. Regard, je fonctionne encore avec une carte téléphonique. Ce n’est pas rassurant ça, une carte téléphonique. C’est Vanessa qui me rappelait. Et puis ma voiture, sans chevron apparent, sans lecteur cd. Et les vacances ? pas foutu de l’emmener en week-end dans un hôtel classe pour faire l’amour dans un jacuzzi.
- Si chéri, tu es une âme pure, un coeur sans fond. Que peut-on vouloir de plus qu’une bonne relation de cul et une communication de chaque instant ? Quelle femme n’aimerait pas qu’on lui écrive tous les jours des lettres comme les tiennes ?
- Les béquilles, mon cœur, les béquilles. Elles ont besoin de béquilles pour se retrouver. Le réflexe normal sécuritaire. Tu sais bien, il figure dans les droits de l’homme, enfin je devrais dire dans les droits de la femme.
- Quelles béquilles BB ? lexomile ? Sécurité matérielle ?
- Yes. Lexomile-Deauville, Hôtel Royal, Matis Paris 8éme, la vie des parents, l’avenir des enfants . . . la carte gold, la fin des angoisses des pensions alimentaires jamais payées par un schmoK (un imbécile en Yiddish) … no risk et no future pour moi.
- Eh, oh, positif Aaron le Bain Chaud. Pas de critique hâtive de la nécessité d’être « opportuniste ». C’est tout aussi moral que le reste. D’un côté je comprends son attitude, et de l’autre je suis furieuse de voir dans quel état tu te trouves. Tu vas voir quelqu’un ? Un psy ?
- Non. Ni médoc, ni psy. Je m’endors tous les soirs comme Jacob dans le désert, la tête posée sur une pierre en disant « Bonne nuit chérie , sois heureuse. »
- Pas même un sms, un mail ?
- Combien ?
- Combien de quoi ?
- Combien de kilos j’ai perdus ?
- Cinq ou sept, mais c’est plutôt le côté positif, not ? Bon, couche-toi je descends chez Pho chercher des nouilles sautées et un « tout saumon » .
Ya prend son sac Gucci, me sourit. « Moi, je l’aime bien ta bagnole pourrie ! ».
I heard it thru the grappewines . (Marvin Gaye reprenant Creedence Clearwater revival)

BB de la nuit se penche à la fenêtre comme un romantique aspiré par le vide. Pas besoin de petite mort. Croire, croire comme il l’a toujours fait avec ce sentiment optimiste qui le caractérise. Il danse comme un dervish tourneur sur le lit, referme la fenêtre, hurle VANESSA. Sur son bureau, une pile de serviettes en papier blanc. Il écoute les musiques de film de Nino Rota, la Strada plusieurs fois. Il étale une nappe de ces essuie-bouches jetables, prend son tempo fétiche noir, s’assoit sur l’escabeau bas que Vanessa lui a légué, efface les traces de lichen sur sa peau, frotte avec les ongles, se lève brutalement direction la douche, le sanex, la crème pour les cheveux, déodorant, rasoir, anti-rides, la main le tient au cou, il se sentirait presque en érection. Il revient trempé à sa table comme une urgence et trace sur la nappe improvisée.
Ecriture surréaliste, automatique ? Peut-être. Pourquoi pas. Il écrit sur cette nappe devenant les draps d’un amour inachevé, son empreinte opportuniste.
Je ne peux me protéger de la nuit. Je veux sentir le parfum de ton sexe, le remplir, l’éclairer, le boire, l’anoblir de maturité. Aucune leçon de l’expérience ne vaut un nouveau dessein. Roll over Beethoven, je bouge des hanches, je donne des coups de hache sur le piano du Little Richard boy. Je suis proche d’un rien, le vide creuse mes chakras. Je vois l’aura de Weissman sainte Vanessa dans le ciel avec des diamants et je m’effondre chaque matin qui commence la face noire fondant au blanc sous mes yeux verts en chuchotant ton Nom. Je suis perdu en translation. Face noire de moi même, il est plus facile de t’écrire que de te dire, la distance me blesse et j’aime ça à en mourir. Je sens la vague du désespoir de Rimbaud me saisir au cou et la femme aux bijoux roses me manque tant. « Pourquoi n’ai je jamais été méchant » demandai-je à Dieu ? Mais dieu n’épelle aucun nom, ne me donne rien. Ce que Dieu ne me donne pas, j’irai la chercher moi-même. Mon héroïne me gagne et je rame l’air de battements d’ailes enfantins. Mon héroïne est une ingénue comme Lucy dans son ciel avec des diamants, une aura de Gustave Moreau sur laquelle je n’ai su tatouer de mes mains de créateur le frisson qui m’empoisonne sur le divan vide. I feel like a rolling stone, border line, dark side of the sun. Sa lumière me taillade les veines à coups d’écriture. Mon bassin est plus lourd que jamais. Un serpent vert grimpe le long de ma jambe. J’attends la morsure du temps et vieillir me hante plus que jamais. Moi, qui pensais être le plu initié, j’en meurs. Méchant et léger, solution basique jamais acceptée – Ashkénaze pensif énamouré, des lambeaux de chair m’ont rendu carnivore, en vrac. V.W. flotte dans l’air car le cœur n’est pas à sa place. Alors, je dors et la laisse flotter attendant qu’elle monte au milieu de ce dessein qui m’augmente. Chandelier à sept branches et plume d’une sublime ingénue noyée de cheveux blonds, relevez mon visage que j’y vois plus que ma mort. J’aimerais tant avoir l’âge de mon désir. Tu es ma correspondance. J’écrirai : J’entends Haïr aucune nuit.
- Tu as pris la clé, tu as bien fait.
- Viens chéri, je vais te donner la becquée.
Ya, au pseudo si positif, de vingt-cinq ans sa cadette devient sa mère, s’allonge sur les matelas à même le sol après avoir disposé le « Tout saumon », fait chauffer le saké et le thé. Certains pourraient croire qu’il s’agisse d’homéopathie sentimentale. Aaron, se droguait au patchouli. Le patchouli ! Les Marines inondaient les champs vietnamiens pour masquer l’odeur du napalm de patchouli aussi. Dans sa bibliothèque aux étagères sans nombre, sorte d’installation à la Buren jouxtant une lithographie sur le béton ciré, de 12 m2 d’Uriel Goldberg, siégeait ce petit fétiche en peluche, le seul à côté d’une menora à neuf branches.
Elle prend la tête de son frère dans les mains, le caresse, capture sa douleur à bras le corps. Il ne dit rien mais consent à s’abandonner, un temps juste un temps. Ses yeux se ferment. Il s’endort, un ours en peluche parfumé de patchouli lui fait face sur la cheminée. Il y a des pansements qu’on ne devrait pas garder plus qu’il n’est nécessaire, au risque de l’auto-infection. Aaron murmure à Ya « merci chérie » et « Bonne nuit Vanessa, sois heureuse. »
You’re my sister (Antony and the Johnstons)”

http://www.facebook.com/note.php?note_id=53130833774#/photo.php?pid=1062376&id=539299823

Comme un garçon

Mercredi 4 février 2009

A la fois grisant et un peu dangereux à mon âge, c’est arrivé. Tellement libérateur que j’aurais presque envie de l’écrire froidement en Anglais. For the first time I behave like a man, through and through. And I feel I am finally through.  With daddy, with my doubts, and with being picked instead of chosen anew. My admiration with brain vanished, with all the maiden’s fantasies you have been carrying with you. From the body plane boredom can come - better than pleasure- and liberating laughter too. The desire is dead, long live my everlasting roumanian pout. A romanesque freedom after a good movie, an uncanny conversation in a taxi and an invitation sent with guts and taste are tout à fait à mon goût. Sitting on my firm floor withour a panty and smoking my cigare, I pierced an old fantasy. Content like a boyscout, I feel whole and sexy. It was indeed cold and foreign, but it was very funny. Je tiens enfin seule et debout. I move to a rising power that could also translate in German and Hebrew.  Ich stehe, nicht still aber mit lustiger Lust. He will of course remain my friend for giving me so much relief and the perfect key. Cute and clumsy, there was nothing to grasp. A peine son maigre cou. His fingers barely touched my firm tights, pendant que je jouais dans sa tignasse de cupidon roux. He barely gave me -without anxiety- a weak mew. But I displayed it like a smile, as superficial as I could. I was finally a femme, not even fatale, and that is much more than I usually do. Chasing the genius-jew helped me burry my fears, go out in the living city, where I can physically mesure all my value. Now, I know that if Salomé were a man, she would have survived her monstruous desire, and escaped with grace in the early dew. I am going to follow the princess, and get for myself jewels and soft skins, even better than I used to. I grew suddenly, it is almost too much height in my solitary view. But I feel good and I’ll stick to the joy, going in peace to bed, dreaming of gratitude, before writing without effort in the brightness of a snowing light : another intellectual review.

Comment entrer au baron…

Lundi 8 décembre 2008

Toujours très difficile malgré les nouveaux clubs qui ne cessent d’ouvrir, le Baron, qui se vante d’être le seul club à refuser même des stars Hollywoodiennes est difficilement accessible si vous n’êtes pas un “habitué”. Et la sélection vole bien au-dessus des Chacha, BC et autres VIP rénovés. Comment passer la vigilance terrifiante de Back (nom du videur sont je ne connais pas l’orthographe, veuillez m’excuser) ?

Solution 1 : Se pointer et se faire refouler tout les soirs jusqu’à ce que votre visage soir connu

Solution 2: Arriver au bras d’un ami artiste et oiseau de nuit qui a ses entrées

Solution 3 (et la plus démocratique) : Venir pour un concert. Or mercredi  10 décembre, il y a concert au baron!!!

Présentés par Mein Disko, les américains de Glass Candy sont sur scène ce soir, suivis des DJ résidents  Djs GUIDO (Goldrush) & VINCENT VEGA (La Clique /ZE).
Invitations à retirer vite par mail à meindisko@gmail.com.
Ou arriver très tôt (23h/23h30) pour entrer.
Minuit, Le Baron, 6 Av. Marceau, 8e, M° Alma-marceau.

Le bon plan est évidemment écrit pour en3mots, mais n’hésitez pas à partager avec moi vos expériences traumatisantes de rejet à la porte du baron (j’en ai deux trois pour ma gouverne, mais je trouve toujours cela plutôt drôle).