Archive pour 19 février 2018

Valse Convalescente (Essai 1, Décembre 2017)

Lundi 19 février 2018

Retenir sur le sens
Et refuser comme un pli
La tristesse qui jaillit
La raideur qui offense
Et ces éternelles gouttes de pluie
Borner les indélicats
Et libérez les envies qui rayonnent,
Pulpeuses et denses
Exactement là où tu penses
Exactement comme je t’ai dit.

La nuit, moi je danse
Même seule et même dans mon lit
Même raide, je balance tout contre l’ennui
Pâle à tout, peloton, yeux plissés
Lèvre blanche et hanches en vie.
Ca tangue, mais est-ce que j’y suis?
Remuent alors toutes ces pages blanches
Ces minutes inquiètes où la confiance à fui

Mais il est tard,
La nuit demeure une sourde souffrance
Et je suis toujours dans le mauvais lit
Où que ce soit sur les routes de France
Un fantômes à grandes moustaches me poursuit
Yeux cernés et poches d’indifférence
Parfois il ose même et me sourit
Il me glace de litres d’obtempérance
A le voir, je sais que c’est fini

La tristesse est un corset tout pourri
Un piquet pour âne trop plein d’innocence
Une perche qui coupe les ailes du vieux colibri
Je vis la démence comme un sursis,
J’attends, inquiète, l’étape d’après
Celle des dents-mâchicoulis
Celle où l’on n’a plus mal aux sens
A défaut d’expliquer pourquoi le rejet.

Reste à optimiser l’indifférence
Le repos dans une seule chambre
Les fumées dégagées sans sauf-conduit
Et les torses qui recommencent
A danser le chaud, le doux et les cris.
Il faut aussi travailler jusqu’au déni
L’adolescence est finie
Ici, et partout en France : Fin de la magie.
Enfin, en pleine puissance
J’accepte le banal de l’insomnie
Seule et reposée, je vois du pays
Mais j’aimerais renoncer à l’urgence
Et aux non-dits.

Dumas et Filles (sans orientalisme) (20/09)

Lundi 19 février 2018

Les écrits croulants du marbre
Brûlent le nid de brunes stries
Jetant la mie
Suant l’agave
La calomnie rumine un air slave

Vitale litanie des échardes en bal
Déballage d’agonie
Les spectres se rallient
À un grand buisson hâve
Où la volonté se réduit
Au pouls colérique des esclaves

Chaînes de cris
Croissance des heures graves
Une cloche frémit au cœur blanc
Qui l’entrave
La colère s’en va au puits
Épuisée de rougeurs qu’on épave

Valeureuse nuit
La solitude prend des airs de chienlit
Et Paris est tout grand pour une vie
Qu’on entrave
Volleyeuse souris
La noirceur est entrées dans l’étang
Étendue d’émeraudes de baves
Et rubis de savants

Le raison est un pion
Qu’on soulage
À grands de forts de solvant
La filiation s’enfuit
Voyeuse esclave
Dans le fleuve qui s’épave
De graviers vieux et durcis

L’épreuve est grave
Comment on fait son lit
Les portefeuilles ont cent octaves
Là où soufflent les os sortis
La foi fond, phonogramme
Au sillon d’une pitié qui n’a pas d’infini
Au salon des amputés
Les ours gavent les invités
De viande, de lait et de myrtilles.

Pakis sans Recul (14/06/2017)

Lundi 19 février 2018

Une pointe d’amertume mortifie
Seringue d’ardeur
Sur plumes d’airain
Trop peu de sueurs
Sous ton parfum
Trop d’apesanteur
Comme un moins un.

Funambules lueurs des costumes
Les flûtes redoublent de venin
Elégante et seule,
J’aveugle le matin de posthume
Mais à l’intérieur, les crins
Sont plus aboyants que vingt-cinq chiens

L’affublée cumule un retard olympien
Et douze pendules d’ardeur
A tenir lassée, rupture au poing
A entraver toutes les écumes
Je m’ennuie et c’est malsain.
Parpaing de clous pour l’année
L’alcool, ni les trains n’effacent ce rhume
Nos graisses plantent pour les heures
Frigorifiée des rebonds clandestins

Taupe Fadeur
Sur le tapis lazulis des tricheurs
Le projecteur s’écoule, poisseux véhicule
Culminant non-vécu
D’un rectitude sans fumée
Qui se retire comme un filet
Un voile de mer en fumet de plumes.

Au loin, le tonnerre est frappé de recul
Le calcul insensé rend livide la beauté
Venise a pris plus qu’une ridule
Et le Ritz a été recalé.

Les points-virgules d’une toupie
Patibulent dans le creux de l’oubli
Nul, le passé entre en gradins
Pour planter une autre formule

De près,
Je tente l’arrêt
Crantée de fleurs
Placebo
Je pointe le pied
La clavicule au pistolet
La fleur au mépris
Et la hanche libellule.

Entre un canal et une croisée
Je jette l’encre cernée d’une canule
Dans le puits sans âme
Des lits défaits, des tubes morts
Et des fantômes qui crient et qui brûlent

Au bûcher d’une année de bitume
Les pierres roulent sans préambule
Il faudrait enfin commencer
A oser écrire-
A laisser refuser-
Plantant un décor dans le papier
Vouloir bifurquer. raboter l’intérieur
Et l’ongle grignotant la canule
Découper toutes les plaies
Et envelopper la tête
Dans du papier à bulles.

Le bistouri découperait
Une patience qui stimule
Je chanterai un arrêt
Entre une beauté pullule:
Et cette reposante réalité

Les jeux sont faits
Sans nombre
/ Et sans pellicule.
Deux et deux, marchez
Faites, titubez sans préambule
Le cœur droit de navets
La vie trotte et stipule :

Que les indécis soient pendus
Et les parjures déterrés.
Que les sourds soient brûlés
Et les larves noyées de ridicule.

On meurt toujours de n’avoir pas
Vraiment
Essayer de s’élever
Là où la vie a su faire des émules
Là où se sont multipliés
Les pains d’une commune judéité. .