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L’échelle de Rachel

Vendredi 16 février 2018

Un palier a vacillé
Feintant le rire entre la main,
La pelle et le poignet.

Finement, la chair est remontée
Faim, Charmante
L’infâme s’est répété

Au hissement des cils
Une lapalissade a sauté,
Rêve de plantes et sève de miel
Comment s’abaisser aux harcèlements
Du scaphandre?

Le rêve au fond de rester tout collé
Monte et descend l’échelle, en collants trop serrés
Je fiche les manivelles
Je ferre les regards inquiets
Et plante le mousqueton d’une tomate séchée
Dans l’antre accidentelle.

Le clou est affalé
Juste au creux du ventre
Là où rien ne peut s’accrocher
Là où l’on ne peut que se suspendre
Ou se laisser tomber.

Vertige, sueurs rebelles des dents ferrées,
Avalanche aux ailes bleutées
Un cri perché s’avance
Mauve et vague de labels
Emois volés aux cheveux poivre
Et aux talons mentholés.

Entre la pauvre crécelle
Et la femme dénudée,
Je fais couler un coin de ciel
Aussi largement qu’un vieux fossé
Où se cachent les coccinelles
Et leurs pattes d’initiées.

J’ouvre la suif des décibels
Et la vie émarge, toute arrachée
La vie en marge, papier d’apache
Rlonge la marginalité de papier mâché.

Renoncer
Avant l’aube
Avec l’impunité
Avidité des heures dépassées
Et oubli de la dentelle
Des cordes extasiées.

Sic Gloria, Suffit.
Renoncer aux impasses structurelles

Faire taire cigales et fourmis
Dans une herbe parfumée de nuit.

Courir loin, nue, amputée
Pourrir du bout des chevilles
Sans renoncer à l’harmonie
Sans perdre pied au pari.

Face à celle qui perd
Se nier – Aporie
Arracher l’ordre
Et agripper la ficelle
Pour remonter,  à crédit.

Dialectique, raison chérie, viens et sois celle
Violente, qui me fais tomber au bas du monde
Calcul, mon ange, redonne un sens à tordre
Essore ma chute jusqu’au bout du seule
Fourbe pour icelle et ferme pour lui
Mords sans tutelle
Suture-moi au tapis.