Archive pour 4 mai 2012

Perches en rafales

Vendredi 4 mai 2012

Sur un talon perché, bancale et affamée
Je décale une multitude de contrariétés
Éclatante entre deux écailles et pétrie de futilité
J’ai la critique toujours aussi radicale
Et pas de fleurs de Bach aux souliers

J’attends mille vingt trois rafales
Car le pire est aussi sûr que ma fierté
Humble et timide en arrière-cale
J’avance une vues frontales sur coussinets

La douleur pâle a déserté

Restent l’ennui aux cheveux sales
Et de grosses lèvres à dandiner
Trois grandes douleurs, d’un rouge Bengale,
Rongent l’astragale, placent le tibia en collier

Sur une fesse, sororale, je joue à demi-gré
Pose de masque et rituel d’anxiété
Je place quelques éponges de liberté
Sous la lumière amère des étoiles
Je culbute dans le grand oral – à peu près

Tout vient à point, sans bris de pieds
Saignant peu à peu l’ombilical
On oublie ce qu’il faut classer
Sous les ongles tapissés de corail
Sur la nacre des abordages manqués

Soudant les dorsales d’un hiver périmé
On oublie qu’on a pu avoir mal
Mal à tout vouloir écorcher.

A cappella, collée sur le sol dépecé
Sur un talon à peine perché
La tête cogne le bocal du sol
J’ entends mille vint trois rafales
Je retrouve la science exacte du risqué.