Archive pour 11 mai 2010

Ornette au Lucernaire

Mardi 11 mai 2010

Jusqu’au 13 juin, Ornette joue chaque dimanche soir à 18h au Théâtre du Lucernaire. Et pour chacun des 6 concerts, la chanteuse a invité des amis différents à venir l’accompagner pour son show. La boîte à sortie était à la première, le 9 mai et en est ressortie enchantée par l’art du songwriting d’Ornette. Tant et si bien que nous vous proposons de partager notre enthousiasme en gagnant vos places grâce à nos deux jeux concours pour les concerts du 23 et du 30 mai. Avis aux fans, pour la semaine prochaine (le 13 mai), les invités seront Albin de la Simone et Sarah Murcia de Las Ondas Marteles!

Casque blond, gilet bleu, et collant rouges, Ornette entre en scène dans la salle chaleureuse et bien sonorisée du Lucernaire… avec une paire de ciseaux. Comme il s’agit d’une inauguration, elle a décidé de couper une longue corde qui sépare le public de la scène afin de marquer le coup d’envoi. Puis Ornette s’assied à son piano droit et décolle, mais sans plus bouger. Elle, qu’on découvre si vivante et bavarde à la fin du concert est tellement heureuse de partager ses compositions avec son public qu’elle enchaîne les chansons. Ornette nous fait entrer dans son monde par sa voix. Lumineuse, puissante et d’une pureté émouvante, celle-ci opère comme un charme. Qui entre en résonnace avec les mots anglais que l’artiste a choisis pour peindre un univers romantique, très féminin, qui interroge l’amour et la constance, la force et les moments de doute. Sur des mélodies piano apparemment simples mais qui s’inspirent aussi bien du jazz, que du blues ou de la salsa, Ornette tient toujours très droit la ligne de la sensibilité à fleur de peau, sans jamais tomber dans la sensiblerie. On sort un peu du charme pour pouvoir applaudir les premiers invités entrant en piste. Il s’agit d’un joli trio de cuivres et amis d’Ornette.

Après quelques chansons avec ses camarades, Ornette se détend et sa voix s’est encore chauffée ; elle commence à plaisanter avec son public et notamment à dialoguer avec les nombreux enfants qui l’écoutent dans la salle. Elle reprend alors son superbe piano solo et invite son public ravi à battre la mesure. Elle interrompt à nouveau ce dialogue pour accueillir deux amis new-yorkais qui entonnent joyeusement avec elle une reprise de “New York Telephone Conversation” de Lou Reed. Dernier passage solo, et puis Ornette retrouve ses cuivres invités pour une reprise de “Bitter sweet symphony” espérant que cette interprétation lui permette d’être aussi belle que le chanteur de The Verve, Richard Ashcroft. En version féminine, bien sûr.

Après la performance (piano + banane pour le rythme) de “Bye Bye Babe Bye Bye” (son tube en écoute sur myspace), dont le public reprend avec une chaleureuse justesse le refrain, il est temps de se quitter et Ornette salue, très émue d’avoir mené avec autant de maestria et d’applaudissements son “show impossible”. Mais elle ne sait pas refuser à son public deux bis réclamés à corps et à cris : une reprise solo de “Hellelujah”, plus en référence à Shrek qu’à Jeff Buckley,et d’une beauté étincellante.  Signe de confiance, elle livre en final une nouvelle chanson “pas encore tout à fait au point” (sur scène elle semblait drôlement accomplie, cette chanson pour un work in progress).

Les fans d’Ornette ont pu suivre ce concert d’ouverture en livestreaming sur son site. Ce sera également le cas pour les 5 autres shows.
Et la blonde rieuse a malicieusement glissé les noms des guests du 13 mai avant de remercier ses invités présents et l’équipe technique. Dimanche prochain, donc, rendez-vous avez Ornette,  Albin de la Simone et Sarah Murcia. L’eau à la bouche, le public s’est dit qu’il reviendrait bien écouter Ornette chanter dans l’excellente acoustique de la salle du théâtre noir! Pour réserver, un seul clic : ici.

Ornette, du 9 mai au 13 juin, tous les dimanches à 18h30, Théâtre du Lucernaire, 53 rue notre des champs, Paris 6e, m° Vavin, 15 euros.