Archive pour 10 février 2009

Intempéries insomniaques

Mardi 10 février 2009

Ce petit voyage de quatre jour à paris (et Orléans) ne se passe absolument pas comme prévu. Ayant mal réservé mon billet d’avion à l’aller, je me suis retrouvée à courir un marathon vendredo de New-York à l’université d’Orléans pour livrer ma communication sur la conversion de Max Jacob in extremis sans avoir dormi en terrible manque de sommeil (72 heures les paupières ouvertes). Et à l’heure actuelle, je devrais âtre dans l’avion du retour, mais une grosse tempête a annulé ce projet studieux. C’est donc dans un état d’extrême fatigue, mais de surexcitation (programme de ministre) que j’ai passé ces derniers jours à courir en taxi et à pied dans un Paris qui me semblait tout petit playmobil avec dans les oreilles la même musique de mon i-phone qui tournait à New-York. Impossible de se poser plus de trois heures (5-8 heures du matin, après être rentrée d’une fête tardive, avoir écrit des articles, et communiqué sur faceboook avec mes amis des Etats-Unis). Et physiquement à paris,  il y a tant à faire!  ne pas trop tomber malade malgré la fatigue et le forid, être avec mon père, qui a mal au dos et que j’ai plus vu  en quatre jours qu’en deux mois “normaux”.  Embrasser mes frères, échanger des livres avec ma grand-mère, appeler ma nounou que je n’ai pas pu voir. Prendre des cafés ensuite, ou un peu trop de bon chablis, avec les amis si proches et dont je suis si loin. Vérifier qu’ils vont bien, les encourager à se voir les uns les autres sans moi, et raconter trois semaines de vie new-yorkaise éprouvante.  Fêter mon anniversaire un peu en avance en mangeant des crêpes, éclaircir le pourquoi du comment du rapport obsessionnel d’un ami au judaisme de minuit à 3h du matin en buvant du whisky et fumant le cigare. Et bien sur récupérer livres et cds et voir quelques expos pour écrire dans en3mots. Retrouver la vie du bureau, la conférence de rédac et les succès de la com. Enfin, signer pour éditer une correspondance (3h chez une éditrice de droite charmante, place de l’odéon, en compagnie de la Présidente des amis de max Jacob). Après cela, il restait du temps pour une soirée hallucinante hier au baron où des amis les plus divers se se rejoints écouter du mauvais rock, en temps de tempête. Les voir jaloux, danser, trop boire de shots d’absinthe, et craquer les coutures de leur pantalon en bougeant trop fort, m’a donné envie de rire et courir, dans ma petite jupe noire qui ne me portait plus.

J’ai aussi rencontré des gens nouveaux, des personnes qui pourraient devenir importantes. Et je tente de continuer à vivre cette vie trop active  comme un bon scnénario dont j’aimerais bien maîtriser toutes les ficelles. Qui sait, peut-être qu’avant demain matin j’aurais tordu en fil de soie l’ange de l’Histoire.