Valse Convalescente (Essai 1, Décembre 2017)

19 février 2018

Retenir sur le sens
Et refuser comme un pli
La tristesse qui jaillit
La raideur qui offense
Et ces éternelles gouttes de pluie
Borner les indélicats
Et libérez les envies qui rayonnent,
Pulpeuses et denses
Exactement là où tu penses
Exactement comme je t’ai dit.

La nuit, moi je danse
Même seule et même dans mon lit
Même raide, je balance tout contre l’ennui
Pâle à tout, peloton, yeux plissés
Lèvre blanche et hanches en vie.
Ca tangue, mais est-ce que j’y suis?
Remuent alors toutes ces pages blanches
Ces minutes inquiètes où la confiance à fui

Mais il est tard,
La nuit demeure une sourde souffrance
Et je suis toujours dans le mauvais lit
Où que ce soit sur les routes de France
Un fantômes à grandes moustaches me poursuit
Yeux cernés et poches d’indifférence
Parfois il ose même et me sourit
Il me glace de litres d’obtempérance
A le voir, je sais que c’est fini

La tristesse est un corset tout pourri
Un piquet pour âne trop plein d’innocence
Une perche qui coupe les ailes du vieux colibri
Je vis la démence comme un sursis,
J’attends, inquiète, l’étape d’après
Celle des dents-mâchicoulis
Celle où l’on n’a plus mal aux sens
A défaut d’expliquer pourquoi le rejet.

Reste à optimiser l’indifférence
Le repos dans une seule chambre
Les fumées dégagées sans sauf-conduit
Et les torses qui recommencent
A danser le chaud, le doux et les cris.
Il faut aussi travailler jusqu’au déni
L’adolescence est finie
Ici, et partout en France : Fin de la magie.
Enfin, en pleine puissance
J’accepte le banal de l’insomnie
Seule et reposée, je vois du pays
Mais j’aimerais renoncer à l’urgence
Et aux non-dits.

Dumas et Filles (sans orientalisme) (20/09)

19 février 2018

Les écrits croulants du marbre
Brûlent le nid de brunes stries
Jetant la mie
Suant l’agave
La calomnie rumine un air slave

Vitale litanie des échardes en bal
Déballage d’agonie
Les spectres se rallient
À un grand buisson hâve
Où la volonté se réduit
Au pouls colérique des esclaves

Chaînes de cris
Croissance des heures graves
Une cloche frémit au cœur blanc
Qui l’entrave
La colère s’en va au puits
Épuisée de rougeurs qu’on épave

Valeureuse nuit
La solitude prend des airs de chienlit
Et Paris est tout grand pour une vie
Qu’on entrave
Volleyeuse souris
La noirceur est entrées dans l’étang
Étendue d’émeraudes de baves
Et rubis de savants

Le raison est un pion
Qu’on soulage
À grands de forts de solvant
La filiation s’enfuit
Voyeuse esclave
Dans le fleuve qui s’épave
De graviers vieux et durcis

L’épreuve est grave
Comment on fait son lit
Les portefeuilles ont cent octaves
Là où soufflent les os sortis
La foi fond, phonogramme
Au sillon d’une pitié qui n’a pas d’infini
Au salon des amputés
Les ours gavent les invités
De viande, de lait et de myrtilles.

Pakis sans Recul (14/06/2017)

19 février 2018

Une pointe d’amertume mortifie
Seringue d’ardeur
Sur plumes d’airain
Trop peu de sueurs
Sous ton parfum
Trop d’apesanteur
Comme un moins un.

Funambules lueurs des costumes
Les flûtes redoublent de venin
Elégante et seule,
J’aveugle le matin de posthume
Mais à l’intérieur, les crins
Sont plus aboyants que vingt-cinq chiens

L’affublée cumule un retard olympien
Et douze pendules d’ardeur
A tenir lassée, rupture au poing
A entraver toutes les écumes
Je m’ennuie et c’est malsain.
Parpaing de clous pour l’année
L’alcool, ni les trains n’effacent ce rhume
Nos graisses plantent pour les heures
Frigorifiée des rebonds clandestins

Taupe Fadeur
Sur le tapis lazulis des tricheurs
Le projecteur s’écoule, poisseux véhicule
Culminant non-vécu
D’un rectitude sans fumée
Qui se retire comme un filet
Un voile de mer en fumet de plumes.

Au loin, le tonnerre est frappé de recul
Le calcul insensé rend livide la beauté
Venise a pris plus qu’une ridule
Et le Ritz a été recalé.

Les points-virgules d’une toupie
Patibulent dans le creux de l’oubli
Nul, le passé entre en gradins
Pour planter une autre formule

De près,
Je tente l’arrêt
Crantée de fleurs
Placebo
Je pointe le pied
La clavicule au pistolet
La fleur au mépris
Et la hanche libellule.

Entre un canal et une croisée
Je jette l’encre cernée d’une canule
Dans le puits sans âme
Des lits défaits, des tubes morts
Et des fantômes qui crient et qui brûlent

Au bûcher d’une année de bitume
Les pierres roulent sans préambule
Il faudrait enfin commencer
A oser écrire-
A laisser refuser-
Plantant un décor dans le papier
Vouloir bifurquer. raboter l’intérieur
Et l’ongle grignotant la canule
Découper toutes les plaies
Et envelopper la tête
Dans du papier à bulles.

Le bistouri découperait
Une patience qui stimule
Je chanterai un arrêt
Entre une beauté pullule:
Et cette reposante réalité

Les jeux sont faits
Sans nombre
/ Et sans pellicule.
Deux et deux, marchez
Faites, titubez sans préambule
Le cœur droit de navets
La vie trotte et stipule :

Que les indécis soient pendus
Et les parjures déterrés.
Que les sourds soient brûlés
Et les larves noyées de ridicule.

On meurt toujours de n’avoir pas
Vraiment
Essayer de s’élever
Là où la vie a su faire des émules
Là où se sont multipliés
Les pains d’une commune judéité. .

L’échelle de Rachel

16 février 2018

Un palier a vacillé
Feintant le rire entre la main,
La pelle et le poignet.

Finement, la chair est remontée
Faim, Charmante
L’infâme s’est répété

Au hissement des cils
Une lapalissade a sauté,
Rêve de plantes et sève de miel
Comment s’abaisser aux harcèlements
Du scaphandre?

Le rêve au fond de rester tout collé
Monte et descend l’échelle, en collants trop serrés
Je fiche les manivelles
Je ferre les regards inquiets
Et plante le mousqueton d’une tomate séchée
Dans l’antre accidentelle.

Le clou est affalé
Juste au creux du ventre
Là où rien ne peut s’accrocher
Là où l’on ne peut que se suspendre
Ou se laisser tomber.

Vertige, sueurs rebelles des dents ferrées,
Avalanche aux ailes bleutées
Un cri perché s’avance
Mauve et vague de labels
Emois volés aux cheveux poivre
Et aux talons mentholés.

Entre la pauvre crécelle
Et la femme dénudée,
Je fais couler un coin de ciel
Aussi largement qu’un vieux fossé
Où se cachent les coccinelles
Et leurs pattes d’initiées.

J’ouvre la suif des décibels
Et la vie émarge, toute arrachée
La vie en marge, papier d’apache
Rlonge la marginalité de papier mâché.

Renoncer
Avant l’aube
Avec l’impunité
Avidité des heures dépassées
Et oubli de la dentelle
Des cordes extasiées.

Sic Gloria, Suffit.
Renoncer aux impasses structurelles

Faire taire cigales et fourmis
Dans une herbe parfumée de nuit.

Courir loin, nue, amputée
Pourrir du bout des chevilles
Sans renoncer à l’harmonie
Sans perdre pied au pari.

Face à celle qui perd
Se nier – Aporie
Arracher l’ordre
Et agripper la ficelle
Pour remonter,  à crédit.

Dialectique, raison chérie, viens et sois celle
Violente, qui me fais tomber au bas du monde
Calcul, mon ange, redonne un sens à tordre
Essore ma chute jusqu’au bout du seule
Fourbe pour icelle et ferme pour lui
Mords sans tutelle
Suture-moi au tapis.

Numéro Un (18/09/17)

28 janvier 2018

Les poignets emmêlés dans le seigle
Piquent l’aiguille d’après
Plein papier de métaux-stérilet
Ciseaux sur le blé noir du reflet.
Un grand collant et un coup de peigne
Les pieds emmêlés saignent sans s’élever.

L’épi vert hachure les mollets
En gourdes d’or, en étoiles pressées
A cheval sur le Minotaure
Je respire l’herbe amère
Et remémore de croustillants allers
Quand la pluie entrait encore
Arroser le mystère d’une vie volée.

Le mais qui grille sauvagement l’été
Craque de chaleur et s’enterre dans l’effort
Le feu de paille a duré et l’incendie détonne
Avec l’assurance de deux générations cachées
Sont passés en pelotons de sycomores
Le croissant dévoré
Le son éviscéré tout au bord
Et l’aurore dans les choux
Les pommes et l’anti-montée.

Ta beauté est pâle comme l’aurore
Son reflet entonne un vieux folklore :

Quand tu jouis, quand je mords,
L’angoisse vieillit,
Cette cabotine de bis et d’encore
Qui sous-traite l’épaté
Au pied d’un sel carnivore

Quand tu cherches, quand je sors
La lassitude blanchit
Au galop trop sonore
De risibles surprises
Dans mes draps, il y a trop de mélancolie
Mes sœurs, encore un effort …

La vie est longue et grise en temples des si
La grâce est une drogue invisible et inodore
Avec ou sans appétit,
Seul suvit le sous-trait de l’anti-rapport.
Tout élan est sensiblerie
Ballet de fantômes indécents
Encore lui qui prend et ruine
Et mange tes rêves,
– Tous voiles dehors.

L’épeautre épaule s’évapore
Peau sur mot, je suis suivie
Les esprits là-haut ont infiltré le décor
Dos sur dent, mon corps rétrécit
La musique, la fierté, la danse et le sport
Tout dégouline d’aquavit et de nuits anaphores
Les parfums mêmes me supplient
Sois douce de nostalgie, et pomponnée de passeports
Je me repoudre de remords
Lipstick violet, seul au lit
La vie en berne, le pouls terni…

Malgré les surprises, les encore et les si
Le corps fatigue, la sève renait, vide d’appétit
Un diable yoyo qui vide tous les ressorts
Trop sensible, très poli, le cœur pleure
Un disparus et beaucoup plus qu’un seul mort.

Les poignets emmêlés dans le seigle
Piquent l’aiguille d’après
Plein papier de métaux-stérilet
Ciseaux sur le blé noir du reflet.
Un grand collant et un coup de peigne
Les pieds emmêlés saignent sans s’élever.

L’épi vert hachure les mollets
En gourdes d’or, en étoiles pressées
A cheval sur le Minotaure
Je respire l’herbe amère
Et remémore de croustillants allers
Quand la pluie entrait encore
Arroser le mystère d’une vie volée.

Le mais qui grille sauvagement l’été
Craque de chaleur et s’enterre dans l’effort
Le feu de paille a duré et l’incendie détonne
Avec l’assurance de deux générations cachées
Sont passés en pelotons de sycomores
Le croissant dévoré
Le son éviscéré tout au bord
Et l’aurore dans les choux
Les pommes et l’anti-montée.

Ta beauté est pâle comme l’aurore
Son reflet entonne un vieux folklore :

Quand tu jouis, quand je mords,
L’angoisse vieillit,
Cette cabotine de bis et d’encore
Qui sous-traite l’épaté
Au pied d’un sel carnivore

Quand tu cherches, quand je sors
La lassitude blanchit
Au galop trop sonore
De risibles surprises
Dans mes draps, il y a trop de mélancolie
Mes sœurs, encore un effort …

La vie est longue et grise en temples des si
La grâce est une drogue invisible et inodore
Avec ou sans appétit,
Seul suvit le sous-trait de l’anti-rapport.
Tout élan est sensiblerie
Ballet de fantômes indécents
Encore lui qui prend et ruine
Et mange tes rêves,
– Tous voiles dehors.

L’épeautre épaule s’évapore
Peau sur mot, je suis suivie
Les esprits là-haut ont infiltré le décor
Dos sur dent, mon corps rétrécit
La musique, la fierté, la danse et le sport
Tout dégouline d’aquavit et de nuits anaphores
Les parfums mêmes me supplient
Sois douce de nostalgie, et pomponnée de passeports
Je me repoudre de remords
Lipstick violet, seul au lit
La vie en berne, le pouls terni…

Malgré les surprises, les encore et les si
Le corps fatigue, la sève renait, vide d’appétit
Un diable yoyo qui vide tous les ressorts
Trop sensible, très poli, le cœur pleure
Un disparus et beaucoup plus qu’un seul mort.

Les poignets emmêlés dans le seigle
Piquent l’aiguille d’après
Plein papier de métaux-stérilet
Ciseaux sur le blé noir du reflet.
Un grand collant et un coup de peigne
Les pieds emmêlés saignent sans s’élever.

L’épi vert hachure les mollets
En gourdes d’or, en étoiles pressées
A cheval sur le Minotaure
Je respire l’herbe amère
Et remémore de croustillants allers
Quand la pluie entrait encore
Arroser le mystère d’une vie volée.

Le mais qui grille sauvagement l’été
Craque de chaleur et s’enterre dans l’effort
Le feu de paille a duré et l’incendie détonne
Avec l’assurance de deux générations cachées
Sont passés en pelotons de sycomores
Le croissant dévoré
Le son éviscéré tout au bord
Et l’aurore dans les choux
Les pommes et l’anti-montée.

Ta beauté est pâle comme l’aurore
Son reflet entonne un vieux folklore :

Quand tu jouis, quand je mords,
L’angoisse vieillit,
Cette cabotine de bis et d’encore
Qui sous-traite l’épaté
Au pied d’un sel carnivore

Quand tu cherches, quand je sors
La lassitude blanchit
Au galop trop sonore
De risibles surprises
Dans mes draps, il y a trop de mélancolie
Mes sœurs, encore un effort …

La vie est longue et grise en temples des si
La grâce est une drogue invisible et inodore
Avec ou sans appétit,
Seul suvit le sous-trait de l’anti-rapport.
Tout élan est sensiblerie
Ballet de fantômes indécents
Encore lui qui prend et ruine
Et mange tes rêves,
– Tous voiles dehors.

L’épeautre épaule s’évapore
Peau sur mot, je suis suivie
Les esprits là-haut ont infiltré le décor
Dos sur dent, mon corps rétrécit
La musique, la fierté, la danse et le sport
Tout dégouline d’aquavit et de nuits anaphores
Les parfums mêmes me supplient
Sois douce de nostalgie, et pomponnée de passeports
Je me repoudre de remords
Lipstick violet, seul au lit
La vie en berne, le pouls terni…

Malgré les surprises, les encore et les si
Le corps fatigue, la sève renait, vide d’appétit
Un diable yoyo qui vide tous les ressorts
Trop sensible, très poli, le cœur pleure
Un disparus et beaucoup plus qu’un seul mort.

Ficelles diapositives (été 2017)

20 janvier 2018

Les souvenirs de jeunesse
Rejouent les vieilles feuilles
Les partitions lentes s’affaissent
Et le corps libre décante

Une pupilles avertie
Harcèle la musique de stries
Au coton doux des marelles
Le cœur s’invente une messe
Massive et buissante.

Placide sentinelle, tu veilles
Aux grandes langues émues
Aux portées royales de l’insu
Tu siffles sans fils ni tenues
Tu rampes
Avec une joie revenue
Les dignes rafales du ciel.

Tu confesses la clé basse
D’un gobelet continu.
Tu ressasses. Qui l’aurait crû?

Je t’attends, confiante et nue
Sur le Rocher humide et leste
Qui tient les lustres du foyer
Tu nous fêtes, retenu
Je te tiens – mais pas tête
Rouge et lente sur l’écru

Tes gestes de précision détendue
Lissent des mois de temps
La chaleur monte
La peau glisse
Le passé fonds
Mon sourire n’a pas disparu.

Pain d’épice des cris fermes
Et miel des souffles brut
En grandes traînées de pluie
Tu m’emportes
Vers les miroirs de mes vingt ans.

Musc attenant des idées
Les reflets se mêlent au sens
Qui forcent et tordent la pensée
Et forment un tout apaisé.

Sur le dos en serpente
Perlent les côtes
en dentelles de couteaux
Tu m’attrapes exactement
La où
Ce lieu de renaissance
Où le plaisir est sans pitié
Et la peur de presse, odorante
Est effacée d’ancre dans la joie

A tribord de la loi, nue
Nettoyée de tout
La prunelle est floue…
Des larmes, des regrets
Des pentes et des plats
Lavée comme un mort
Dans l’excitant baptême
Revécu.

Ça craque
Quelque part sur l’oreiller
Sur la tempe
Et dans le gouffre
Ça tempête dans l’étang
Qui s’offre, de guingois…

Les cote est mal blottie
Ou la plage a saigné
La plaie est engloutie
Dans l’absurde et par la baie
Le peigne est déplacé
Dans la bataille de la vie

La jetée se superpose
Aux slaloms pluvieux de danse
Tu déblaies l’ecchymose
Au point exact de l’inconstance.

Toujours plus petit, tout est possible
Puisqu’on ose : la fée barbotte
Et Les ballerines over-dosent
Visqueux de tristesse dépassés
Bronzés d’équimoses
A chaque fois, la poitrine dégagée
Enterre la peau morte de roses.

Crédulités (14/06/2017)

20 janvier 2018

Des leurs funambules
Redoublent de venin
Tu n’as pas peur ?
Trop peu de sueurs sous ton parfum
Trop d’apesanteur dans le drain.

Dans la capitale du parjure
Il est midi au sommet du matin
Et j’aveugle le chagrin de pasteurs
Plus intransigeants que soixante-cinq thèses
Plus aboyants que cinq cent chiens

L’affublée cumule un retard olympien
Et douze pendules d’ardeur
A tenir lassée, rupture au poing
A entraver comme des fleurs
Parpaing de clous pour l’année
Nos aigreurs plantent pour l’été
Frigorifié des rebonds clandestins
Mes douleurs mordent pour l’été prochain.

Taupe Terreur
Sur le tapis lazulis des tricheurs
L’amour s’écoule, poisseux véhicule
Culminant avec le projet
D’une rectitude sans bulle
Et se retirant comme un filet
Qui voile la mer en gris putain.

Au loin, le tonnerre est frappé de recul
Un calcul insensé tient tête à nos pâleurs
Pour tacler les points-virgules d’une toupie-requin
Nul, le passé entre en petits dés
Dans une formule de vallées
– Qui ne valent rien.

De près,
Je tente l’arrêt
Crantée de fleurs
Placebo
Je pointe le pied
La clavicule au pistolet
La fleur au mépris
Et la hanche libellule.

Entre un canal et une croisée
Je jette l’encre cernée d’une canule
Dans le puits sans âme
Dans les lits défaits
Dans les tubes défaits des morts
J’entends des fantômes qui crient et qui brûlent

Toutes nos vanités
Au bûcher d’une année de sang.

Les pierres roulent sans préambule
Il faudrait commencer
Sans se retourner
Sans peur du ridicule
Oser écrire –
Planter un décor de papier
Oser bifurquer.
Il faudrait pulluler assez
Raboter l’intérieur
Et l’ongle gigotant dans la plaie
Découper toutes les bulles.

Le bistouri découperait
Une patience stable
Je chanterai un arrêt
Entre une beauté qui stimule,
Et cette reposante réalité :

Les jeux sont faits
Sans nombre
/ Et Sans pellicule.
Deux et deux, marchez
Faites, trébuchez le cœur en tulle
La vie trotte, désarticulée
Comme une mince pellicule
Cachée derrière deux vieux draps.

Sic Transit (13/05/2017)

20 janvier 2018

Figurine fine et musclée
J’ai caché derrière l’aspirine
Un coffre avec deux verrous

Mise en sauge des verrines,
L’étoffe plonge du coude au genou
Et détale en encerclées

Sacerdoce des clou couverts de mauve
La vérité tourbillonne
Entre la veine et l’igloo
La vérité se ponctionne
En doigtés parfaitement dans les clous.

Glorieux sycomore des trajets fous,
La panier percé
Et règne l’amertume
Tu te prends une raclée enveloppée de raifort
Et la traite trébuche, bûcheronne sans tréteau

Il est tard déjà
Quand toute suante d’effort
La cantate dénudée
S’époussette les dessous
Et se glisse en pleurant
Dans un autre corps

Il est trop tard peut-être,
Tâcherons d’ancienne note
Les silences glacent creux du cou
Les yeux fermés, transition dans l’icône
Dents grincées, on mord le creux du trou

La gorge serrée,
Je m’allonge sur un genou,
Apôtre brinquebalant mais bien coiffé,
Le plaisir a pitié de nous.

Barbe-Bleue

20 janvier 2018

Une pointe d’amertume mortifie le sein
Seringue d’ardeur
Sur plumes d’airain
Trop peu de sueurs
Sous ton parfum
Trop d’apesanteur

Funambules des lueurs
Qui redoublent de venin
Tu n’as pas peur
J’aveugle le matin de langueurs
Plus aboyantes que vingt-cinq chiens

L’affublée cumule un retard olympien
Et douze pendules d’ardeur
A tenir lassée, rupture au poing
A entraver comme des fleurs
Le parpaing des fous, pour l’année
Nos graisses plantent pour les heures
Des rebonds de glaçons clandestins

Taupe Terreur,
Sur le tapis lazulis des tricheurs
L’amour s’écoule, poissé
Culminant avec le projet
D’un rectitude sans bulle
Je me retire dans un filet
Qui voile la mer en suçons gris.

Au loin, le tonnerre est frappé de recul
Le calcul insensé tête à nos pâleurs
Les points-virgules d’une toupie-pause
Partent en prêt, piété de mandibules!
Nul, le passé passe au hachis
Pour planter la chimie des formules

De près,
Je tente la tulle,
Crantée de fleurs
Placebo
Je pointe le pied
Au placebo pistolet
De ta naine clavicule
La fleur au mépris
Et l’archet libellule
La brutalité brûle la hanche
Des offrandes qu’on annule.

Entre un canal et une croisée
Je jette l’encre, prostrée en canule
Le puits minuscule est sans âme,
étanche d’objets :
Des lits défaits, des tubes morts
Et des fantômes qui crient et qui brûlent

Au bûcher d’une année de douleur
Les pierres roulent sans préambule
Il faudrait enfin commencer
Parapher un décor de papier
Oser bifurquer, raboter l’intérieur
Et l’ongle gigotant dans la plaie
Je dois découper toutes les bulles.

Le bistouri découperait
Une patience stable
Je chanterais mes arrêts
Entre une beauté qui stimule:
Et la reposante réalité.

Les jeux sont faits
Sans nombre
/ Et sans pellicule.
Deux et deux, marchez
Faites, titubez le cœur droit
La vie trotte, désarticulée
Comme un naïf pendu
Caché derrière ses deux bras.

Le son léger
A roulé au pied du Compas.

Le bord de l’étrier

17 avril 2017

La source rit de ses tares
Au flanc accroupi du violet
Le noir chante la fin de l’avatar
Et le sang crépite, tourniquet :
De la branche au détournement,
Des sourcils aux mollets.

Avancée glorieuse dans l’instant
Vite et très,
Les cuisses frisent, dénouées
Dans un regard cadence, vif,
Cerné de près

Droite et pitre, la lettre poste
Les baisers de la revanche,
L’entretien du singulier,
Et la chanson de la nausée.

Sourire malice et gorge en feu-follet
Je franchis deux porcs-épices
Je rougis entre les trottoirs lisses
Je me love avec délices
Au tourne-vice des barbes enrouées

Bras en balance, fesses prêtes à jouer
La sœur a la clés des songes
Sous une scène défenestrée d’enfance.

Ménestrel trompée,
– Une Ronde blanche pour s’écarter-
Je subis mes errances, je régis,
Je biffure tes errements, j’enrage :
Je vibre le verrou des seules vérités

Mais la nuit fond, étanche
Dans un jour greffé aux hanches
Dans un jouir hirsute et repoussé.
L’accroche est pourtant bien préparée
Mais le manque immole,
Livrance fortuite des possédés.

Violence du jet
Vite ! Du silence pour tâcher
Tâcherons de vacances…
La violence de cette portée
Sans notes, ni condoléances.

L’absence est à peine digne,
La douleur déchire midi qui penche,
Et les hirondelles épousent un ciel poudré.

Cendre en bouche
Souche à prendre
Les nonchalances ont tourné
Les naissances ont fané
Au début opulent du défilé
À l’orée crue de serments plantés
-Cœur-verrue de l’inconstance-

L’un détruit, l’autre frotte le corps du lit
Un dernier voyage – et prie.

Dans ce champ de projets
Dans ce cadre étroit et barré
Le seul linge frais qui tranche
-Foie-faucille d’une chance carrée.
C’est la soie d’une voix contentée
Sur le manège des distances.
Le seul drapeau qui danse
C’est le signe de la liberté.